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Mieux répondre aux crises humanitaires

La science des données peut contribuer à mieux se préparer aux crises humanitaires et à améliorer les opérations de secours ou d’aide au développement. C’est ce que démontrent des chercheurs de HEC Montréal en créant des outils offrant des solutions aux défis posés par des catastrophes récentes. À plus long terme, leurs travaux devraient permettre de concevoir et mettre en œuvre un système de gestion de crise combinant analyse de données, optimisation et économétrie.

INITIATIVES ET OUTILS INNOVANTS

Sous la direction de Marie-Ève Rancourt, les chercheurs travaillent au développement d’outils innovants qui apportent des solutions spécifiques à des problèmes complexes d’optimisation. L’un de ces outils concerne la réfection des réseaux de distribution d’eau à la suite d’un séisme (au Népal), l’autre la gestion de programmes d’assistance en vue d’accroître la sécurité alimentaire (en Afrique de l’Est).

 

  • Au Népal : Création d’un outil d’optimisation de la réhabilitation des réseaux de distribution d’eau. L’outil analyse les données fournies par la Croix-Rouge et l’imagerie satellitaire et permet une réduction des coûts et des distances à parcourir pour les usagers.
  • En Afrique de l’Est : Collecte de données sur les défis rencontrés dans la fourniture de l'aide alimentaire, la consommation en denrées des ménages et les contrats de transport. L’analyse de ces données permet de créer des modèles économétriques. Ces modèles servent à prédire la demande et les coûts de transport, en considérant l’impact de la variation des prix sur les marchés locaux. En les combinant à des modèles d’optimisation, on peut réduire les coûts logistiques et augmenter les niveaux de service.

DES OBJECTIFS À PLUS LONG TERME

L’ambition des chercheurs ne s'arrête pas à ces deux projets, considérés comme des démonstrations de faisabilité applicables à des situations de catastrophes soudaines ou à évolution lente. Leur objectif est de concevoir et mettre en œuvre un système intégré de gestion de crise qui combinerait analyse des données et optimisation, en vue de planifier et contrôler efficacement des opérations humanitaires.

MISER SUR LES DONNÉES

« Il faut développer dans le secteur humanitaire une culture qui valorise la science des données. En cas de catastrophe, il est nécessaire d’agir vite et on ne peut pas toujours fonder les décisions sur des méthodes d’analyse complexes. Mais pour qui est de la planification, l’utilisation des données produit des résultats bénéfiques pour tous. »
Marie-Ève Rancourt, professeure agrégée, Département de gestion des opérations et de la logistique

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