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Association des retraités HEC Montréal
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Association des retraités HEC Montréal (ARHEC)

Assemblée générale annuelle 2018

L’Assemblée générale annuelle de l’ARHEC a réuni 34 personnes le 11 octobre 2018 à compter de 10 h. La présidente, Francine Séguin, a présenté son rapport. Elle a notamment fait état du protocole signé entre l’ARHEC et l’École afin de formaliser les relations entretenues par l’Association avec HEC Montréal. Elle a mentionné la création de l’Infolettre qui sera transmise quatre fois par année aux membres afin de les tenir plus étroitement informés. La présidente a été suivie par le vice-président, Alain Lapointe. Celui-ci a indiqué que l’ARHEC comptait 81 membres en 2009, alors qu’elle en comprend 178 en 2018, ce qui représente un peu moins de 60 % des retraités actuels de HEC. Il a parlé de la principale difficulté qui consiste à recruter les nouveaux retraités. Le trésorier, Moreno Dumont, a souligné la bonne santé financière de l’Association. Pour sa part, le responsable du comité des avantages sociaux, Maurice Lemelin, a mentionné que le rendement du régime de retraite au cours de la dernière année s’élève à 9,6 %, que le régime a effectué le remboursement complet de la dette à l’École (clause banquier). Enfin, Gisèle Carrier, responsable du comité des activités sociales, a dit que les 40 participants ont bien apprécié la petite croisière du 6 juin dernier sur le Saint-Laurent jusqu’aux îles de Boucherville ainsi que les agapes qui l’ont suivie. En mai 2019, le comité propose une visite du musée de Pointe-à-Callière. Puis ont eu lieu les élections aux différents postes du conseil d’administration : tous les membres ont été réélus à l’unanimité. Enfin, la présidente a demandé aux participants de suggérer des moyens de recruter de nouveaux retraités et d’augmenter la participation des membres. Les propositions et commentaires ont été nombreux et très intéressants.

À l’heure du midi, les participants ont pu échanger lors du buffet offert par l’Association.

Par la suite, le conférencier invité, Jacques Fortin, a grandement intéressé l’auditoire par un exposé intitulé Développement durable : entre espoir et indignation Un comptable chez les Verts.

Qu’est-ce qu’un comptable vient faire chez les Verts? À cette question, Jacques Fortin répond qu’il a voulu mettre au service de la cause environnementale ses connaissances en comptabilité. Il dit en souriant qu’il fait partie des intégristes en environnement, car il parle aux arbres! Quels sont les facteurs qui devraient nous sensibiliser à la cause environnementale? Il cite à titre d’exemple l’acidification des érablières, la disparition de la morue, la déforestation, le risque nucléaire, les mines à ciel ouvert, les continents de plastique et le carbone.

La comptabilité, un formidable instrument de répartition de la richesse
Le conférencier fait valoir que la comptabilité constitue un langage universel très ancien, ainsi qu’en témoignent les hiéroglyphes que l’on peut déchiffrer sur certains sarcophages de l’Égypte ancienne. Il s’agit d’une arme redoutable, car on fait souvent valoir l’argument économique pour justifier un projet de développement à fort impact écologique. Dans les faits, un projet dévastateur sur le plan écologique l’est souvent tout autant sur le plan économique. Jacques Fortin donne quelques exemples d’interventions effectuées en matière d’environnement où l’usage de la comptabilité a servi la cause. Certains étaient puisés à même son expérience de consultant comptable en environnement, d’autres étaient tirés de luttes pour la protection de l’environnement de son milieu de vie laurentien. Il a surtout insisté sur ce dont il a été témoin lors de la grande guerre contre l’exploitation du gaz de schiste et sur les enjeux sociaux environnementaux de Plan Nord.

Dans tous les cas, Jacques Fortin a pris soin de mettre en lumière les coûts sociaux et environnementaux résultant de ces projets. Si les bénéfices allégués semblent élevés, ces éventuelles rentrées ne sont souvent ni expliquées ni documentées. Bien des précautions s’imposent : il fait valoir qu’il importe d’analyser chaque projet soumis et d’en évaluer soigneusement les conséquences prévues, d’assurer un juste partage de la richesse créée, de protéger les modes de vie et de minimiser les fractures sociales.

La Direction du développement durable
HEC Montréal se devait de prendre sa place dans ce dossier vital et d’adopter une politique de développement durable. Jacques Fortin cite quelques réalisations de la Direction du développement
durable : un portail, un programme sans papier, une contribution au débat public et un hectare urbain.

C’est un tableau de la cause environnementale et du développement durable aux multiples facettes que le conférencier a brossé avec une ferveur peu commune. Il a su mettre en évidence l’apport essentiel des sciences comptables dans la quantification des bénéfices aussi bien que des coûts de chaque projet qui s’impose en vue d’une prise de décision éclairée. Et tous les participants ont pu constater que l’énergie de Jacques Fortin est renouvelable, extrêmement puissante et non polluante!

À la suite de son exposé, le conférencier a répondu à de nombreuses questions des participants.

 
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