Alors que des projets innovateurs font évoluer le secteur de l’énergie dans la province, les Québécois achètent des véhicules toujours plus gros, ce qui limite les gains réalisés en efficacité énergétique. Pour atteindre les cibles gouvernementales de réduction de gaz à effet de serre, il faudra des mesures de réorientation et des changements allant bien au-delà des nouvelles installations d’énergie renouvelable. C’est ce que révèle la dernière édition de l’État de l’énergie au Québec, rapport annuel destiné à pallier le manque d’informations accessibles sur ce secteur.
La disparité des statistiques québécoises et canadiennes limite la compréhension de l’état du secteur de l'énergie. Elle compromet également la prise de décisions des acteurs concernés sur une série d’enjeux qui peuvent menacer les équilibres économiques, politiques, sociaux ou environnementaux.
C’est pourquoi la Chaire de gestion du secteur de l’énergie propose depuis 2015 un rapport annuel destiné tant aux acteurs du milieu qu’à la population. Ce rapport s'enrichit chaque année de nouveaux outils et de données inédites. Cette présentation cohérente des données disponibles les plus récentes est aussi une occasion de tirer des signaux d'alarme et de faire des recommandations aux gouvernements fédéral et provincial.
« Bien que le Canada soit le cinquième producteur d’énergie au monde, nous ne disposions pas d’un accès global et structuré aux données concernant ce secteur. C’est pour cela que nous avons lancé l’État de l’énergie au Québec. »