Favoriser l’acceptabilité sociale des grands projets publics
Les grands projets d’infrastructure publique génèrent d’importantes répercussions et sont de plus en plus scrutés par diverses parties prenantes. Dans ce contexte, leur acceptabilité sociale est devenue un enjeu crucial. Comment la favoriser? Quel rôle la gouvernance joue-t-elle dans ce processus? Mieux comprendre ce lien étroit entre les 2 pourrait contribuer à concevoir ces initiatives majeures autrement.

Des études de cas éclairantes
Or, peu de travaux examinent comment les mécanismes de gouvernance s’articulent avec la mobilisation des parties prenantes pour favoriser l’acceptabilité sociale. Une collecte de données auprès de 20 personnes représentant diverses parties prenantes impliquées dans des grands projets publics a permis d’élaborer et de valider le cadre conceptuel. Par des études de cas au Québec et à l’international, cette recherche se penche sur les dynamiques entre ces dimensions et leur influence sur l’évolution même des projets.
Elle s’appuie notamment sur l’analyse de 2 projets ayant suscité des controverses : Northvolt et Alto. Pour le premier, 13 entretiens ont été menés auprès de citoyennes et citoyens locaux, de représentantes et représentants de l’entreprise et du gouvernement du Québec, d’élues et d’élus municipaux, de partenaires externes. Pour le deuxième, la collecte de données se poursuit actuellement et devrait être complétée en 2027.
Des pistes d’action concrètes
Cette recherche permet notamment de dégager des recommandations concernant la mise en œuvre des politiques publiques, les communications et les approches participatives entourant les grands projets. Une mobilisation plus précoce et inclusive des communautés pourrait contribuer à mieux prendre en compte leurs besoins, à bonifier les projets proposés et à réduire les risques de résistance sociale. Les résultats offrent également des pistes transférables aux gouvernements, aux donneurs d’ouvrage publics, aux gestionnaires de projets ainsi qu’aux actrices et acteurs de la société civile.
Améliorer le bien-être des communautés
« L’inclusion des parties prenantes dès les premières étapes d’un grand projet public peut transformer la façon dont les décisions sont adoptées et contribuer à créer davantage de valeur pour les communautés concernées. »
Équipe de recherche
Maude Brunet, professeure agrégée, Département de management, HEC Montréal; Sofiane Baba, professeur agrégé, Département de management, Université de Sherbrooke; Nathalie Drouin, professeure, Département de management, École des sciences de la gestion de l’UQAM
Partenaires
Chaire INFRA-S sur la valorisation sociale des infrastructures
Pôle D HEC Montréal
Initiative Measuring Beyond, HEC Montréal
Pour aller plus loin
- Gouvernance et acceptabilité sociale des grands projets (YouTube) – conférence du Pôle D HEC Montréal, le 6 mai 2025