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État de l'énergie au Québec : remédier à un manque d’information inquiétant

Les Québécois sont plus que jamais des consommateurs d’essence et de diesel et achètent des véhicules toujours plus gros, ce qui annule les gains réalisés en efficacité énergétique. Les cibles gouvernementales de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ne seront pas atteintes si des mesures de réorientation ne sont pas mises en place. C’est ce que révèle la dernière édition de l’État de l’énergie au Québec, rapport annuel destiné à pallier le manque d’informations accessibles sur ce secteur.

UN RAPPORT ANNUEL POUR Y VOIR PLUS CLAIR

La disparité des statistiques québécoises et canadiennes limite la compréhension de l’état du secteur de l'énergie. Elle compromet également la prise de décisions des acteurs concernés sur une série d’enjeux qui peuvent menacer les équilibres économiques, politiques, sociaux ou environnementaux.

C’est pourquoi la Chaire de gestion du secteur de l’énergie propose depuis 2015 un rapport annuel destiné tant aux acteurs du milieu qu’à la population. Ce rapport s'enrichit chaque année de nouveaux outils et de données inédites. Cette présentation cohérente des données disponibles les plus récentes est aussi une occasion de tirer des signaux d'alarme et de faire des recommandations aux gouvernements fédéral et provincial.

UNE MINE D’INFORMATIONS ACTUALISÉES

  • Le Québec est un gros consommateur d’énergie par habitant. Beaucoup plus que l’Allemagne ou la Norvège qui ont des climats et des industries comparables.
  • Depuis 2009, les Québécois confirment leur engouement pour les camions légers : cette tendance est exponentielle.
  • La stratégie d’électrification des transports n’a aucun impact notable sur les préférences des Québécois. Malgré les subventions, à l’automne 2018, on comptait moins de 40 000 véhicules électriques ou hybrides rechargeables au Québec, dans un parc de près de 5 millions de véhicules. Le gouvernement vise à avoir 100 000 véhicules électriques sur les routes d’ici 2020.
  • Le nombre de véhicules augmente constamment. Ceci contribue aux hausses de la consommation de produits pétroliers et d’émissions de GES, mais aussi à celle de la congestion routière.
  • Le covoiturage demeure faible (10 %) par rapport à l’utilisation d’un véhicule en solo (68 %).

UN ACCÈS STRUCTURÉ AUX DONNÉES


« Bien que le Canada soit le cinquième producteur d’énergie au monde, nous ne disposions pas d’un accès global et structuré aux données concernant ce secteur. C’est pour cela que nous avons lancé l’État de l’énergie au Québec.
Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l'énergie.

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