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Les Canadiens méconnaissent l’assurance soins de longue durée

Pourquoi les aînés canadiens boudent-ils certains produits financiers potentiellement avantageux, comme c'est le cas pour l’assurance soins de longue durée? C’est ce qu’a cherché à comprendre, entre autres questions inédites, un programme de recherche soutenu par l’Institut sur la retraite et l’épargne – HEC Montréal (IRE).

DES DONNÉES SUR DES QUESTIONS RAREMENT ÉTUDIÉES

L’IRE cherche à faire la lumière sur des enjeux importants reliés à la retraite, à l’épargne et à l’assurance, dans un contexte où la littératie financière des épargnants reste limitée. Depuis sa création à la fin de 2017, l’Institut effectue des enquêtes comportementales complexes sur ces questions, souvent négligées par la recherche universitaire canadienne, et met ces données à la disposition des chercheurs.

En apprendre plus sur les enquêtes web de l’IRE
 

GESTION DES RISQUES FINANCIERS ASSOCIÉS À LA VIEILLESSE

La première série d’enquêtes menées par l’IRE a porté sur les outils mis à la disposition des aînés, actuels ou futurs, pour faire face aux risques financiers auxquels ils sont exposés : l’assurance soins de longue durée, les rentes viagères et les hypothèques inversées. Ces enquêtes ont mené à la publication de cahiers de recherche et d’articles scientifiques, ainsi qu’à un atelier-conférence visant à communiquer ces résultats aux professionnels de l’industrie de l’assurance et des services financiers.

QU’APPREND-ON À PROPOS DE L’ASSURANCE SOINS DE LONGUE DURÉE?

Alors que près de la moitié des individus âgés de 50 ans auront besoin de soins de longue durée parfois très dispendieux, rares sont les Canadiens qui souscrivent une assurance contre les coûts potentiellement catastrophiques de ces soins.

Pourquoi ce faible intérêt?

  • Est-ce parce qu’il n’y a pas de demande? Que le produit coûte trop cher? Que les individus n’ont pas connaissance des risques auxquels ils sont exposés? Ou même à cause de la générosité des gouvernements? Les réponses des personnes interrogées soutiennent mal les nombreuses possibilités envisagées par les chercheurs.  
  • En fait, la plupart des répondants qui ne possèdent pas d'assurance soins de longue durée disent qu'ils n'en ont jamais entendu parler et ne savent pas ce que c'est, selon ce qu’ont mesuré les chercheurs. Des experts de l’industrie financière ont, pour leur part, soulevé des enjeux de distribution du produit.


Cette assurance est donc un produit potentiellement de grande valeur et dont le quart de la population pourrait avoir besoin. Mais sa pénétration est de bien moins de 10 % au Canada, essentiellement en raison d’un manque d’information sur son existence, son fonctionnement et son intérêt.

UN RÉSEAU DE RECHERCHE THÉMATIQUE


« Nous disposons de bonnes connaissances sur la façon dont les gens épargnent et sur les meilleurs choix à faire en vue de la retraite. Mais, jusqu’à présent, nous détenions moins d'informations sur ce qui se passe après. Il y a là des enjeux majeurs autour desquels nous avons mobilisé des chercheurs de HEC Montréal et d'ailleurs. » 

Pierre-Carl Michaud, directeur de l’Institut sur la retraite et l'épargne

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