Le contenu

L’avenir est aux compétences personnelles

31 août 2018

Recherchés des employeurs et reconnus comme ayant une importante valeur ajoutée, les soft skills sont plus que jamais des éléments valorisés au sein d’une équipe de travail. Ces compétences personnelles définissent notre capacité à s’intégrer et à s’épanouir au sein d’un groupe.

Devenir un joueur clé au sein de sa profession ne relève plus uniquement des habiletés techniques. Il faut aussi savoir conjuguer ses connaissances à une intelligence relationnelle, un prérequis mis de l’avant par une grande majorité d’employeurs. Les travailleurs qui développent ces compétences y gagneraient d’ailleurs à plusieurs niveaux : facilité à trouver un emploi, meilleur salaire, plus grande satisfaction au travail, etc.

Une étude réalisée par la Harvard Graduate School of Education le soulignait récemment. Les travailleurs qui combinent des compétences personnelles et techniques s’en sortent mieux sur le marché du travail où on a constaté par exemple, une augmentation de 26% de leur salaire entre 1980 et 2012 aux États-Unis.

Que ce soit de l’ordre des compétences communicationnelles, de l’intelligence émotive ou de l’intelligence situationnelle, ces soft skills se révèlent donc être des alliées incontournables pour propulser sa carrière.

Les assises des compétences personnelles

Selon Pierre Lainey, maître d’enseignement et formateur émérite à l’École des dirigeants HEC Montréal, les compétences personnelles ont énormément évolué dans le temps. En fonction des exigences actuelles, les besoins se sont transformés et les priorités ont changé dans le monde des affaires. À cet effet, M. Lainey met en lumière deux habiletés qui représentent pour lui les fondements des soft skills.

L’adaptabilité, qui exprime la capacité à s’adapter à son environnement et aux collègues qui le compose, s’impose comme la base du travail collaboratif. Cette compétence primordiale ouvre la porte à la seconde : la flexibilité. Illustrant l’étendue des comportements qu’il est possible d’avoir dans un contexte particulier, la flexibilité permet de jauger et d’adapter ses interactions adéquatement. Être doté de flexibilité donne accès à un portefeuille de comportements permettant de réagir pertinemment aux situations et aux personnalités diverses.

Mais pourquoi les compétences personnelles sont-elles devenues si valorisées dans le monde des affaires ?

La réponse réside dans le fait qu’un employé outillé en matière d’enjeux relationnels est à la fois plus performant et plus heureux dans ses fonctions. Du point de vue de l’employeur, le fait de posséder ces habilités personnelles et relationnelles démontre une grande capacité à s’intégrer et à s’épanouir au sein d’une équipe de travail. Dans une étude menée par l’EDHEC, 40 entreprises associaient la grande majorité de leurs ruptures de contrats à une défaillance comportementale plutôt qu’à des manquements techniques.

Être en mesure de moduler son comportement en fonction d’un contexte donné et savoir naviguer à travers le code relationnel est maintenant considéré comme un atout des plus recherché par les employeurs.

La formation au service des soft skills

En se tournant vers les outils qu’offre la formation professionnelle, M. Lainey évoque l’acquisition d’une base de connaissance, qui permettra ensuite de faire progresser ses compétences personnelles et d’accroître son adaptabilité et sa flexibilité. Selon lui, le fait de s’investir dans de nouvelles expériences, d’oser affronter les défis qui se présentent et de plonger dans l’inconnu est le meilleur chemin pour nourrir ses apprentissages. Explorer des avenues nouvelles en investissant sur soi est une excellente manière de devenir un employé plus complet et de rebondir là où l’on ne nous attendait pas!

Découvrez notre offre de formations en compétences personnelles


École des dirigeants > Articles > L’avenir est aux compétences personnelles