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ORTHOGRAM partie II – Bonnes notes de synthèse corrigées

Les mégafusions

Notes :

  • Pour cette ancienne épreuve, le nombre de mots était établi à 400. Dorénavant, le nombre de mots exigé est de 350 avec une tolérance de 10 % (385 mots au maximum).

  • Les renseignements entre crochets ne doivent pas figurer dans votre note de synthèse; ils y ont été ajoutés à titre indicatif.

Dossier de presse | Marche à suivre pour la rédaction


Exemple 1 : Les mégafusions

[INTRODUCTION]
Que ce soit la fusion des banques ou celle de Daimler et Chrysler, on observe que les fusions ne se font pas sans heurts et que de véritables débats s'engagent.

[ARGUMENT FAVORABLE 1] D'un côté, on plaide en faveur des fusions en énonçant les diverses économies d'échelle que celles-ci procureront aux compagnies concernées. [ARGUMENT FAVORABLE 2] Ces économies engendreront également un renforcement de leur capacité concurrentielle. En effet, avec la mondialisation et la libéralisation des marchés, les compagnies font face à de nouveaux concurrents très compétitifs  :  ceux-ci veulent accroître leurs parts de marché. [ARGUMENT FAVORABLE 3] C'est donc pour préserver ou augmenter leurs positions sur le marché que les compagnies fusionnent.

[ARGUMENT FAVORABLE 4] On énonce également que ces fusions favoriseront une spécialisation des services, ce qui permettra aux entreprises de mieux desservir leur clientèle. Sans ces mégafusions, cette spécialisation aurait engendré des suppressions de postes. [ARGUMENT FAVORABLE 5] Les fusions ont donc permis le maintien des emplois, voire l'accroissement du nombre d'employés et l'amélioration de leurs conditions salariales et de leurs avantages sociaux. [ARGUMENT FAVORABLE 6] Finalement, les fusions seraient un phénomène périodique à la fin d'un cycle haussier à la Bourse.

[ARGUMENT DÉFAVORABLE 1] D'un autre côté, les fusions inquiètent grandement les employés, car elles sont souvent synonymes de pertes d'emplois massives. [ARGUMENT DÉFAVORABLE 2] Les consommateurs sont également susceptibles d'être lésés en raison de la diminution du nombre d'entreprises (concentration). En effet, la concurrence diminuerait alors et des monopoles risqueraient d'émerger, les fusions s'effectuant souvent dans des secteurs assez concentrés tels que celui de l'automobile, le secteur pétrolier et l'industrie pharmaceutique.

[ARGUMENT DÉFAVORABLE 3] Un autre aspect défavorable aux fusions est l'impact de celles-ci sur l'équilibre entre le pouvoir public (étatique) et le pouvoir privé. En effet, certaines grandes entreprises peuvent traiter d'égal à égal avec certains pays, étant donné l'importance de leur chiffre d'affaires. [ARGUMENT DÉFAVORABLE 4] De plus, certains grands industriels exercent d'énormes pressions sur l'État, afin de rendre la législation en vigueur plus favorable à la croissance de leurs entreprises. [ARGUMENT DÉFAVORABLE 5] En plus d'influencer les lois, certaines entreprises ne sont pas assujetties à celles-ci. En effet, grâce à leurs importantes ressources financières, les grandes sociétés évitent très souvent des poursuites et même si elles sont traînées devant les tribunaux, ces mêmes capitaux leur permettent de payer les amendes imposées sans aucune incidence sur leurs activités. Les fusions ne feraient qu'accentuer ces tendances.

[CONCLUSION]
En conclusion, bien que les protagonistes ne semblent pas avoir le même point de vue quant aux fusions d'entreprises, celles-ci vont probablement continuer à se produire. Alors, les arguments des uns et des autres continueront à se faire entendre : d'un côté, perte d'emplois et diminution de la concurrence, de l'autre, économies d'échelle et service spécialisé et efficace.

K. T.
430 mots


Exemple 2 : Les mégafusions

[INTRODUCTION]
Le phénomène des fusions ne constitue pas une tendance nouvelle. Cependant, on assiste depuis quelques années à un mouvement planétaire de restructuration des grandes entreprises. L'échiquier international se trouve désormais bouleversé par ce phénomène de concentration des synergies industrielles, à tort ou à raison. Examinons les enjeux qu'impliquent ces fusions à grande échelle et tentons d'analyser autant les effets vertueux que les effets vicieux de telles pratiques de gestion sur une économie désormais mondialisée.

[ARGUMENT FAVORABLE 1] Le principal avantage d'une fusion est bien évidemment de donner naissance à un « poids lourd » dont les reins seront suffisamment solides pour faire face à une concurrence internationale toujours plus féroce. Cet argument domine le débat de la fusion des banques. [ARGUMENT FAVORABLE 2] Au-delà du rayonnement accru, la fusion permet de substantielles économies d'échelle.

[ARGUMENT FAVORABLE 3] Il semblerait que le secteur bancaire canadien possède une structure suffisamment compétitive pour que les services aux particuliers ne soient pas réduits, [ARGUMENT DÉFAVORABLE 1] cependant les services aux PME pourraient en souffrir.

[ARGUMENT FAVORABLE 4] D'un point de vue boursier, le vote de confiance des actionnaires de Daimler Chrysler et l'engouement de la City pour la fusion Glaxo/SmithKline mettent en relief les avantages financiers de telles fusions. [ARGUMENT FAVORABLE 5] D'un point de vue humain, les fusions des banques et de Price Waterhouse Coopers tiennent compte des employés et permettent même la création d'emplois. [ARGUMENT FAVORABLE 6] La notion de complémentarité des expertises est au coeur même de ces deux fusions.

[ARGUMENT DÉFAVORABLE 2] Malheureusement, fusion rime trop souvent avec licenciements. Principalement pour Boeing, la fusion implique des rationalisations dont les employés sont les victimes. Glaxo/SmithKline n'y échappera pas non plus.

[ARGUMENT DÉFAVORABLE 3] Le principal problème qu'implique toute fusion réside dans les risques d'oligopole, voire de monopole inhérents à la concentration excessive des forces en présence. La fusion Bell Atlantic/GTE en est l'exemple, et la fusion Mobil/Exxon, le symbole par excellence. [ARGUMENT DÉFAVORABLE 4] À ce titre, il faut nous interroger sur le péril qui pèse sur nos démocraties dont le pouvoir diminue à mesure que le poids des « géants » s'accroît. Le rôle des autorités de concurrence est ici central et la nécessité de légiférer se pose avec beaucoup d'acuité.

[CONCLUSION]
En conclusion, ce phénomène de fusions, qui s'amplifie mais semble loin de s'achever, semble positif d'un point de vue financier et international. Toutefois, d'un point de vue humain et politique, de graves dilemmes apparaissent. À l'état de peser le pour et le contre.

N. V.
388 mots 

 
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