Note : Les renseignements entre crochets ne doivent pas figurer dans votre note de synthèse; ils y ont été ajoutés à titre indicatif.
Dossier de presse | Marche à suivre pour la rédaction
[INTRODUCTION]
L’internationalisation d’une entreprise demande une stratégie complète et requiert une importante préparation. Alors que l’accent est habituellement mis sur les aspects techniques d’une telle internationalisation, la langue et la communication interculturelle sont souvent négligées. C’est d’ailleurs ce qui explique que, malgré une excellente planification, certains gestionnaires sont confrontés à des échecs et ont de la difficulté à en comprendre l’origine. Au-delà des compétences linguistiques de base, les entreprises doivent développer l’« international », une compétence en communication interculturelle.
[ASPECT 1 : LES NIVEAUX (N) DE COMPÉTENCES COMMUNICATIONNELLES ET INTERCULTURELLES] La compétence communicationnelle et interculturelle passe par différents niveaux de connaissance et de maîtrise du langage. Alors que la connaissance en surface de la langue permet de comprendre un interlocuteur et de discuter avec lui, la maîtrise en profondeur permet de moduler son message. En fonction des différentes étapes de l’internationalisation, l’entreprise doit se développer et analyser ses besoins selon trois niveaux de compétences.
[N1] Le premier consiste à décoder et à échanger. Il permet l’accomplissement de tâches techniques, et un vocabulaire de 500 à 1500 mots est souvent suffisant. [N2] Le second permet de converser et de négocier. La maîtrise de la syntaxe et de la sémantique est alors essentielle. Or, il faut également se former à la négociation internationale; il ne suffit pas de parler la même langue que son interlocuteur. [N3] Finalement, pour être en mesure d’effectuer une bonne gestion sur le plan mondial, il faut atteindre le troisième niveau : influencer, motiver et gérer. Seule une longue expérience internationale peut amener un tel niveau de compétences.
[ASPECT 2 : LES PISTES (P) POUR GÉRER LES COMPÉTENCES INTERCULTURELLES] L’auteur suggère plusieurs pistes permettant à l’entreprise d’acquérir et d’exploiter un capital de compétences interculturelles. [P1] D’abord, l’entreprise se doit de reconnaître que l’apprentissage international passe par la formation à la communication interculturelle. [P2] Ensuite, l’entreprise doit développer ses aptitudes à recruter les bonnes personnes aux bons endroits. Il faut aller au-delà de l’habituelle homogénéité et recruter des gens aux profils culturels différents. [P3] De plus, la gestion de carrières internationales est un facteur clé de la diffusion des compétences interculturelles. [P4] Finalement, l’évaluation de la chaîne de compétences communicationnelles au sein même de l’entreprise est essentielle.
[CONCLUSION]
En somme, acquérir une compétence en communication et en gestion interculturelles représente un grand défi pour une entreprise. Il faut toutefois souligner qu’il s’agit d’un des avantages concurrentiels les moins exploités.
F. B.
369 mots
[INTRODUCTION]
En quoi une compétence en communication interculturelle est-elle essentielle à une entreprise désireuse d’aller à l’international et comment celle-ci peut-elle acquérir cette compétence?
Les entreprises se tournant vers l’international prennent en considération tous les aspects techniques, mais laissent de côté un aspect essentiel : le langage. Pourtant, aucune gestion ne peut se faire sans communication. En effet, la communication orale, comme écrite, fait partie intégrante de la gestion. À l’international, la diversité des langues et des cultures complexifie encore plus la communication. Si elles ne considèrent pas cet aspect, les entreprises devront affronter des difficultés pour communiquer un message en fonction de la langue, des habitudes de communication ainsi que de la culture du pays visé.
[ASPECT 1 : LES NIVEAUX (N) DE COMPÉTENCES COMMUNICATIONNELLES ET INTERCULTURELLES] Irrmann présente trois stades de compétences en communication interculturelle. Il considère qu’en fonction du stade atteint par l’entreprise, cette dernière pourra aspirer à un niveau différent de réussite à l’international.
[N1] Le premier stade consiste en la compréhension et la formulation de messages basiques. Pour ce faire, la connaissance des éléments de base d’une langue est suffisante. [N2] Le deuxième stade correspond à la capacité d’avoir une discussion et de présenter ses idées de façon précise tout en abordant des thèmes complexes. Une connaissance plus approfondie des éléments de la langue est alors nécessaire. [N3] Le troisième stade, correspondant à la compétence communicationnelle la plus élevée, est celui qu’une entreprise soucieuse de réussir à l’international doit atteindre pour ne pas se heurter au choc des cultures. À ce stade, la langue et la culture n’entravent plus la négociation et la conclusion d’une affaire. Pour cela, il est nécessaire de maîtriser la langue dans son contexte.
[ASPECT 2 : LES PISTES (P) POUR GÉRER LES COMPÉTENCES INTERCULTURELLES] Pour atteindre ce troisième stade, l’entreprise doit prendre en considération quatre axes. [P1] Tout d’abord, l’apprentissage de l’interaction culturelle est important. Aussi, une formation devrait être proposée aux gestionnaires. [P2] Ensuite, la capacité interculturelle devrait être un critère de recrutement. Les entreprises doivent rechercher des personnes aux profils culturels variés et casser le mythe de l’homogénéité. [P3] De plus, il est important de mettre à profit l’expérience du personnel parti en mission à l’étranger, ce qui constitue le troisième stade de compétences en communication interculturelle. [P4] Finalement, les entreprises devraient se tester pour se rendre compte des lacunes qu’elles présentent concernant la communication interculturelle.
[CONCLUSION]
Ainsi, toute entreprise à perspective internationale doit considérer la communication interculturelle comme essentielle à sa réussite.
A. N.
384 mots