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Les mots : j'en fais mon affaire

Réponses au jeu questionnaire « Jeu linguistique »

  1. La nouvelle selon laquelle un virus dangereux circulait dans Internet était fausse.

    La locution *à l'effet que est un calque de l'anglais to the effect that. En français, on utilise plutôt les expressions suivantes : selon lequel, suivant lequel, d'après lequel, voulant que, établissant que.
     
  2. Marie-Hélène a suivi quatre cours le trimestre dernier.

    L'expression *prendre un cours est un calque de l'anglais to take a course. On lui préférera les expressions faire des études, s'inscrire à un cours, suivre un cours.
     
  3. William a gagné du temps en prenant le métro.

    En ce sens, l'emploi du verbe *sauver est un anglicisme. En français, on sauve ce qui est en péril, mais on gagne du temps et on épargne de l'argent.
     
  4. Maude a lancé son entreprise.

    Cet emploi du verbe *partir est incorrect et probablement inspiré de l'anglais par symétrie avec le verbe to start.
     
  5. J'ai obtenu un prêt hypothécaire ouvert pour l'achat de ma maison.
     
  6. Ces titres cotent, se négocient ou s'échangent à 15 $.

    Au sens de coter, se négocier, s'échanger, le verbe *transiger est une impropriété. Ce mot signifie « faire des compromis avec sa conscience ».
     
  7. À cause de son charisme, il a remporté l'élection.

    L'expression *dû à est un calque de l'anglais due to, au sens de vu, en raison de, étant donné.
     
  8. Les grandes sociétés sont souvent montrées du doigt.

    Une corporation est un ensemble de personnes qui exercent la même activité professionnelle. Exemple : La Corporation des notaires. Le nom *corporation est un anglicisme au sens de société, entreprise.
     
  9. La date d'entrée en vigueur du nouveau règlement est le 30 juin 1995.

    Dans l'expression *date effective, l'adjectif *effectif est un calque de l'anglais in effect ou effective. Il faut plutôt employer l'expression date d'entrée en vigueur.
     
  10. L'inforoute modifiera nos habitudes.

    Si l'on excepte les acceptions « destiner à un usage » et « nommer à une fonction », le verbe affecter a toujours une connotation défavorable (« feindre », « peiner », « avoir un effet fâcheux »). Il faut donc se méfier de ce verbe lorsqu'il emprunte à l'anglais son sens neutre de « concerner », « intéresser », « viser » ou « toucher ».
     
  11. L'ascenseur est plein.

    Le nom ascenseur est masculin.
     
  12. L'usine est en activité et ses frais d'exploitation sont énormes.

    Au sens d'activité, d'exploitation, le nom *opération est un anglicisme.
     
  13. Le Service des finances a autorisé la dépense.

    Au sens de service, le nom *département est un anglicisme.
     
  14. Les Services financiers ont délivré un reçu pour les droits de scolarité.

    Au sens de délivrer, le verbe *émettre est incorrect.
     
  15. Le chiffre d'affaires de l'entreprise ne cesse de baisser.

    Dans l'expression chiffre d'affaires, le nom affaire est toujours au pluriel : un chiffre d'affaires, des chiffres d'affaires.

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Marie Malo
Coordonnatrice des activités linguistiques à HEC Montréal de 1990 à 2001

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L'astérisque précède une forme ou une expression fautive, une impropriété.

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