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Les mots : j'en fais mon affaire

Mêlez-vous de vos affaires!

Étant donné la nature de l'enseignement offert à l'École, il est bien normal que le nom affaire revienne souvent dans les textes et que l'on se pose des questions au sujet du nombre de ce mot dans les multiples expressions dont il fait partie.

On voyage pour affaires, mais on se tire d'affaire. On a des relations d'affaires dans les centres d'affaires au cours de repas d'affaires durant les heures d'ouverture (et non les *heures d'affaires). On présente sa carte professionnelle (et non sa *carte d'affaires) aux hommes et aux femmes d'affaires qui sont dans les affaires et qui font des affaires.

Ces gens d'affaires (d'un nombre indéterminé, car on ne peut utiliser un nombre devant le nom gens, celui-ci signifiant « des personnes en nombre indéterminé ») parlent affaires et chiffre d'affaires (et non *chiffre des ventes); deux ou trois personnes d'affaires vous le confirmeront.

Pour faire affaire avec ces brasseurs d'affaires, il faut être dur en affaires ou avoir le génie des affaires. Or, ces aptitudes ne sont pas données à tout le monde et parfois, après un échec, une fois hors d'affaire, on lance une nouvelle affaire.

Toutes affaires cessantes (c'est l'orthographe que conseillent les bons auteurs), ils auront sûrement un jour affaire au fisc et ils auront fort à faire pour réduire leurs contributions à l'impôt.

Bien orthographier le nom affaire, ce n'est pas sorcier, mais il faut être à son affaire!


Marie Malo
Coordonnatrice des activités linguistiques à HEC Montréal de 1990 à 2001

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