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Les mots : j'en fais mon affaire

Les mots de la vie universitaire II

Trimestre, session, semestre – on emploie indifféremment ces trois mots pour désigner l'ensemble des quinze semaines de cours et d'examens qu'ont à traverser deux ou trois fois l'an les étudiants. Bien qu'ils ne soient pas fautifs, les noms semestre et session ne s'appliquent pas tout à fait à la réalité à nommer et il faudrait privilégier le nom trimestre qui, lui-même, n'est pas parfait, mais avec lequel il faut faire.

Une session est une « période, de durée variable, au cours de laquelle un établissement d'enseignement propose des activités structurées de formation1 ». Ce nom désigne toute activité de formation, que ce soit un stage, une semaine de perfectionnement, une journée d'étude, etc. Le sens de ce mot est fort général et la durée de l'activité qu'il décrit est indéterminée, alors que la réalité à nommer est très clairement et précisément découpée dans les calendriers universitaires; on ne peut donc le retenir.

Le semestre est une « division de l'année scolaire d'une durée approximative de six mois2 ». On utilisera le terme semestre dans les établissements d'enseignement où l'année scolaire est divisée en deux parties. Ce n'est pas le cas ici où l'année universitaire comprend trois parties, l'automne, l'hiver et le printemps. Le nom semestre ne s'applique pas non plus.

Enfin, le trimestre est une « division de l'année scolaire ou universitaire d'une durée approximative de trois mois3 ». Dans cette définition, l'adjectif approximatif est important car, dans tout le système universitaire québécois, les trimestres durent plutôt quatre mois. On a donc convenu, dans le monde de l'éducation d'ici, que le trimestre pouvait durer jusqu'à quatre mois et qu'il pourrait y en avoir trois ou quatre par année, selon leur longueur.

En fait, le terme idéal pour décrire nos trimestres serait le nom quadrimestre, mais ce mot est réservé à la langue comptable et veut dire « durée de quatre mois (pour certains calculs comptables)4 ». Il n'est pas usité dans la langue courante.


Marie Malo
Coordonnatrice des activités linguistiques à HEC Montréal de 1990 à 2001


1. Vocabulaire de l'éducation, 2e éd. rev. et corr., Québec, Les Publications du Québec, 1990, p. 193.
2. Ibid., p. 188.
3. Ibid., p. 200.
4. Le Nouveau Petit Robert, Paris, Dictionnaires Le Robert, 1993, p. 1830.

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L'astérisque précède une forme ou une expression fautive, une impropriété.

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