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Les mots : j'en fais mon affaire

Les mots de la vie universitaire I

La vie universitaire comporte ses particularités, ses hauts et ses bas, ses règlements, ses joies et ses peines, et, bien entendu, son jargon. Passons en revue quelques termes courants qui en font partie.

  1. Les nouveaux admis peuvent dorénavant porter le titre d'étudiant ou d'étudiante. On entend bien souvent ces termes employés fautivement pour désigner des élèves des niveaux collégial, secondaire et, parfois même, primaire. Or un étudiant est une « Personne qui fait des études supérieures, suit les cours d'une université, d'une grande école ou la préparation à ces cours » (Grand Robert)1.
     
  2. Pour suivre certains cours (et non *prendre des cours), on imposera des préalables, et non des *prérequis, mot qui n'existe pas en français.
     
  3. Les notes finales figureront dans un relevé de notes, et non un *bulletin, ce dernier comportant un relevé des notes de l'élève, des remarques sur son travail et sur son comportement ainsi que, le cas échéant, un rapport d'assiduité. Le terme bulletin convient donc à l'enseignement primaire et secondaire, mais il ne s'applique plus dans l'enseignement collégial et universitaire.
     
  4. En fin d'études, après avoir franchi les difficiles obstacles que sèmeront professeurs et administration, l'étudiant deviendra titulaire d'un diplôme de B.A.A., de MBA, de M.Sc., etc. (et non *détenteur d'un B.A.A., etc.). Le détenteur ou la détentrice d'un diplôme est celui ou celle qui a en sa possession un diplôme, même si ce diplôme a été décerné à une autre personne. Le titulaire du diplôme est celui qui a satisfait aux conditions requises pour son obtention. Il n'a pas besoin de l'avoir sur lui à tout moment pour en être le titulaire. Le détenteur, lui, doit l'avoir en sa possession.

Le système d'éducation du Québec lui est propre. De ce fait, on ne peut adopter tout de go le vocabulaire qui sert à désigner les réalités du système canadien, américain ou français. Tentons donc de privilégier, chaque fois, le terme correct qui décrit les réalités d'ici.


Marie Malo
Coordonnatrice des activités linguistiques à HEC Montréal de 1990 à 2001


1. Au primaire, on parle d'écolier ou d'écolière, au secondaire, d'élève; au niveau collégial, deux termes s'imposent selon le type d'établissement que l'on fréquente. Les collèges privés admettent des élèves et les cégeps publics, des cégépiens. Dans tous les cas, quel que soit l'ordre d'enseignement (primaire, secondaire, collégial, universitaire), le terme élève s'applique, car c'est le terme global qui désigne toute personne qui poursuit des études, à temps plein ou à temps partiel.

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L'astérisque précède une forme ou une expression fautive, une impropriété.

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