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Le 11 avril dernier au Salon Deloitte, l'association Action Bénévole Communautaire (ABC), en partenariat avec la Direction du développement durable, a convié les intéressés à se familiariser avec cet enjeu à la fois environnemental, économique, mais aussi social qu'est la consigne sur les contenants de boissons. Une quarantaine de personnes ont répondu à l'appel.
Les objectifs de cette activité étaient de :
Saviez-vous que…*
*Sources : Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets et Association des brasseurs du Québec. |
Les enjeux économiques et environnementaux
Le fonctionnement de la consigne et les principaux enjeux économiques et environnementaux ont tout d'abord été exposés par Marie-Michèle Paul, du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (Projet Pro-Consigne Québec), et par Valérie Lapierre, de l'Association des brasseurs du Québec.
Après avoir décrit le système de consigne au Québec et son fonctionnement, la représentante du projet Pro-Consigne Québec a démontré l'importance du maintien et de la bonification du système de consigne pour les contenants à usage unique et multiple. Elle a mis en valeur la possibilité d'augmenter le montant de consigne qui n'a pas bougé depuis 1984 et d'élargir le système aux bouteilles de vin et spiritueux, aux canettes de jus et aux bouteilles d'eau.
Valérie Lapierre a pour sa part traité de l’importance primordiale de la consigne, en matière de développement durable, pour l’industrie de l’industrie de la bière au Québec et a également décrit le cycle de la bouteille à usage multiple et énoncé les points forts de la consigne soit :
Une piste de solution avec le projet « Deuxième vie »
Par la suite, Marica Tagliero et Michèle Tremblay ont présenté leur projet « Deuxième vie ». Leur proposition : créer une entreprise d’économie sociale dédiée à atténuer la pauvreté des personnes ayant des difficultés à intégrer le marché du travail, par l’offre d’un travail structuré de collecte des matières consignées, un type d’emploi des plus connus dans les pays du Sud et de plus en plus répandu dans ceux du Nord. D'ailleurs, Marica et Michèle ont monté leur projet en se basant sur l'entreprise United We Can qui connaît un grand succès à Vancouver depuis 1995. On appelle les binners (qu'elles traduisent par « valoristes ») les gens qui amassent les déchets recyclables en échange d'argent. Il s'agit d'une stratégie de survie (majorité de sans-abris répondants) ou qui procure un revenu complémentaire important à certaines populations démunies.
Les objectifs premiers du projet « Deuxième vie » sont : la reconnaissance des valoristes comme travailleurs formels et informels, l'atténuation de la pauvreté grâce à la collecte des matières recyclables, ainsi que la gestion démocratique et participative des matières résiduelles. Marica et Michèle désirent offrir un point de dépôt accessible où on acceptera tous les contenants de boissons consignés et un service de collecte de contenants de boissons de verre-plastique-métal aux entreprises et institutions du centre-ville.
Pour plus d'information
Pour en savoir plus sur la consigne et ses enjeux, nous vous invitons à visiter le site de la Direction du développement durable, sur lequel toutes les présentations du 11 avril sont disponibles.