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Contenu MenuDeux clientèles : traditionnelle et émergente La clientèle dite traditionnelle comprend les étudiants qui présentent des troubles visibles (déficience auditive, organique, motrice et visuelle). Pour sa part, la clientèle émergente comprend les étudiants avec des troubles non visibles (troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, d’apprentissage, de santé mentale et troubles envahissants du développement). |
Présentement, 58 ÉSH sont suivis par le SAE, ce qui représente une augmentation de 40 % depuis 2005. Cette importante croissance est liée à la reconnaissance de la clientèle dite émergente, qui a dépassé la clientèle traditionnelle depuis les années 2008-2009, comme partout au Québec d'ailleurs. Relativement à cette augmentation et en raison de l’émergence d’une clientèle avec des besoins particuliers, le SAE se doit d'adapter les services offerts aux étudiants et de sensibiliser la communauté à cette nouvelle réalité.
Pour ce faire, le SAE a retenu les services de Pierre Eclache, diplômé 2011 du D.E.S.S. en gestion, qui a analysé les besoins et conçu des outils pour bien répondre à la nouvelle réalité à laquelle doit faire face l'École. Une page Web très complète, comprenant entre autres une description des services et des troubles ainsi que des liens externes des plus pertinents pour les ÉSH, a d'ailleurs été créée. Les étudiants peuvent ainsi avoir accès facilement à de l'information à jour et se sentent du même coup des plus soutenus. Pour prendre le relais de Pierre, une nouvelle conseillère, Geneviève Bergeron, vient d’être embauchée et sera en poste deux jours par semaine. Elle aura un rôle majeur dans l’accueil, l’intégration et l’encadrement des ÉSH.
Plusieurs autres projets sont en cours au SAE, dont la mise en ligne d'un guide pédagogique inspiré des meilleures pratiques universitaires et comprenant des recommandations pour les professeurs, réalisé en collaboration avec la Direction de l'apprentissage et de l'innovation pédagogique.
« Ces étudiants m'impressionnent chaque jour par leur courage et leur détermination, souligne Lyne Héroux, directrice du SAE. Malgré les difficultés qu'ils traversent, ils sont des plus motivés et motivants. »
Mariko Dupuis, diagnostiquée d'un trouble du déficit d'attention et étudiante au certificat en vente relationnelle, en est un bel exemple : « […] La plupart du temps, je suis incapable de retenir l’information que je lis. Je peux relire une phrase, un paragraphe ou une page quatre ou cinq fois avant de bien comprendre. Je suis très facileme
nt déconcentrée, tout attire mon attention […] Plusieurs outils m’ont été proposés pour m’aider et, à mon grand bonheur, les établissements scolaires – dont HEC Montréal en ce moment – m’ont accommodée en m'offrant entre autres plus de temps pour faire mes examens et avec un maximum de six étudiants dans la salle. Au fil des années, j’ai aussi développé quelques trucs pratiques : enregistrer certains cours (après approbation de l'enseignant) pour faire en sorte de ne rien manquer, réciter mes notes de cours et les enregistrer, pour par la suite les écouter dans la voiture, etc. […] Juste le fait de comprendre comment ma tête fonctionne change beaucoup de choses. Je sais que je dois redoubler d’efforts pour comprendre, pour me concentrer, pour me souvenir et des fois même pour agir. Plus je développe des trucs, mieux je fonctionne […] J’ai pris trois cours dès la première session, en plus de travailler. Je ne me décourage pas et ne laisse pas le déficit prendre le dessus sur moi. J’ai fini mes trois premiers cours avec une moyenne de B. J’en ai pris trois autres cette session. Je mets les bouchées doubles, je suis épuisée, mais je suis fière de moi et de mes accomplissements […] »