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Contenu MenuPendant ses études à l'École, Carole Robert (MBA 2006) a élaboré un plan d'affaires original reflétant ses valeurs et ses intérêts : elle souhaitait venir en aide aux populations de l'Afrique sub-saharienne en soutenant un entrepreneuriat local axé sur la culture des plantes médicinales, dans l'esprit du principe « trade, not aid » (le commerce plutôt que la charité).
Ce plan, elle l'a mis en œuvre sans attendre. C'est ainsi que, depuis 2006, la Fondation BDA (Biotechnologie pour le Développement durable en Afrique), organisme sans but lucratif qu'elle a cofondé, forme des entrepreneurs africains à la culture et au commerce de plantes médicinales, dans une perspective de développement durable.
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Carole Robert et Jacques Fortin, directeur du développement durable de HEC Montréal |
L'École vient de signer, avec la femme d'affaires visionnaire, une entente de collaboration par laquelle la Fondation BDA recevra un soutien à sa gestion et à ses activités. En retour, l'École pourra offrir à ses étudiants ainsi qu'à ses enseignants de nombreuses occasions d'expérimentation, d'apprentissage et d'échanges dans une entreprise d'économie sociale.
L'accord conclu avec l'École prévoit trois grands axes de collaboration :
Selon leur niveau de formation et d'expérience, les étudiants pourront offrir un soutien aux écopreneurs africains, que ce soit pour l'élaboration du plan d'affaires, la comptabilité, la prospection et le marketing, la gestion de l'exploitation et des ressources humaines ou pour fournir l'assistance en gestion requise pour le démarrage et l'exploitation initiale de l'entreprise.
Il est prévu que, pour l'essentiel, le travail s'effectue à distance, depuis le bureau montréalais de la Fondation. Mais certains étudiants pourraient effectuer des stages sur le terrain. Dans tous les cas, cela pourrait avoir lieu dans le cadre de cours-stages au B.A.A. et au D.E.S.S., de projets supervisés à la M. Sc., de projets de consultation supervisés en entreprise au MBA ou dans le cadre d'un emploi étudiant.
Dans le volet de soutien à la gestion, les étudiants intéressés pourraient notamment contribuer à élaborer et mettre à jour les outils de communication de la Fondation, participer à des tâches d'administration et appuyer l'organisation d'événements. Quant au soutien aux activités, il s'agit de promouvoir et valoriser la manière de faire du développement durable de la Fondation.
Comme l'explique Carole Robert dans une vidéo de la série Créateurs de valeurs, le modèle d'affaires défendu par la Fondation BDA est fondé sur le juste partage des bénéfices entre :
Comme le souligne Carole Robert, ces activités s'inscrivent dans un marché important et en expansion et dans un secteur à rendement économique élevé ayant d'importantes retombées économiques, sociales et environnementales.
L'entente de collaboration avec l'École n'est pas la première alliance pour la Fondation BDA. En effet, plusieurs organismes et entreprises l'appuient déjà, notamment l'Association for African Medicinal Plant Standards (AAMPS), Lundin for Africa, le World Agroforestery Centre (ICRAF) et le World Wildlife Fund (WWF).
(*) Plante-Action
Le programme central de la Fondation BDA, baptisé Plante-Action, comprend trois phases qui visent à former les futurs écopreneurs, sur trois ans, à la production et à la commercialisation de plantes médicinales africaines. Le programme est soutenu par une subvention de 3 millions de dollars du Congo Basin Forest Fund. Pour l'instant, le programme a lieu sous forme de projet pilote dans la République démocratique du Congo, dans la région de Kinshasa. Il devrait être étendu à d'autres régions du Congo, puis exporté vers d'autres États africains.