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| (*) La Direction de la qualité de la communication donnait déjà des cours d'appoint en français écrit (Techniques de rédaction et d'argumentation, Conjugaisons et vocabulaire, Syntaxe, Ponctuation, Orthographe usuelle et grammaticale, Participes passés, Français écrit, langue seconde). Cependant, chacun de ces cours compte pour un seul crédit et ne peut être reconnu comme un cours au choix. Le nouveau cours de français des affaires est un cours de 45 heures donnant trois crédits et pouvant contribuer aux programmes de certificat. |
Aujourd'hui, environ 40 % des 5 500 étudiants aux certificats (comparativement à environ 30 % des étudiants dans les autres programmes) sont nés à l'étranger. Bon nombre de ceux-ci n'ont pas le français pour langue maternelle. Or – et les étudiants eux-mêmes en sont bien conscients – une maîtrise insuffisante du français nuit aux études et, par la suite, à l'intégration au marché du travail.
La Direction des programmes de certificats, tant l'actuel directeur, Jean-Pierre Béchard (photo ci-contre), que son prédécesseur, Pierre Balloffet, désirait rehausser le niveau des compétences linguistiques des étudiants présentant des lacunes, qu'ils soient allophones ou francophones. Cela est en bonne voie de se faire.
En effet, la Direction des programmes a approuvé la création d'un nouveau cours de français des affaires(*), donné par la Direction de la qualité de la communication. Ce cours optionnel, qui sera décliné en plusieurs niveaux, pourra contribuer aux exigences du diplôme de certificat.
Depuis la rentrée de janvier, un premier groupe d'étudiants des certificats suit ce cours, au niveau 3 (intermédiaire). Cet été, le cours sera proposé à plus d'un groupe et, à la rentrée d'automne, selon leur classement, les étudiants pourront suivre ce cours aux niveaux 3, 4 ou 5, et le niveau 2 s'ajoutera au trimestre d'hiver 2012
Ainsi, les étudiants inscrits à l'un des 13 certificats dont la structure comporte un ou des cours au choix auront la possibilité de se faire créditer, au titre des exigences de leur programme, un cours de langue, dont le français des affaires, par certificat.
Déjà, environ 300 étudiants des certificats suivent les cours d'anglais des affaires, et l'on s'attend à ce qu'un nombre comparable d'étudiants s'inscrivent aux cours de français à compter de l'automne.
La clientèle des certificats a beaucoup changé, au fil des années, souligne le professeur Béchard. « Bon nombre de ces étudiants ont une formation universitaire antérieure, acquise dans leur pays d'origine, et plusieurs sont trilingues. Un certificat leur sert souvent à s'intégrer sur le marché du travail québécois ou peut constituer une passerelle vers des études plus poussées », explique-t-il.
Les D.E.S.S., dont la clientèle présente des similitudes avec celle des certificats, pourraient aussi amener des étudiants à ces cours de français. Quant au programme de MBA, Michael Wybo, son directeur, juge très intéressante l'idée d'une offre de cours de français des affaires, en particulier pour le MBA profil anglais. Ces étudiants ont actuellement la possibilité de suivre trois brefs cours de niveau débutant, s'adressant à ceux qui ne parlent pas encore le français. Ceux qui réussissent cette série de trois cours de 1,5 crédit peuvent s'en faire créditer un.
Marie-Éva de Villers, directrice de la qualité de la communication, et ses collègues Jacinthe Dupuis et Karine Pouliot travaillent d'arrache-pied afin de préparer chacune des séances des divers niveaux du nouveau cours de français des affaires. En effet, dès l'automne, les niveaux 3, 4 et 5 seront proposés aux étudiants et, à compter de janvier 2012, se rajoutera le niveau 2, pour les étudiants plus faibles. Le développement éventuel du niveau 1 reste à voir. Ce niveau pourrait être offert aux étudiants qui suivent l'année préparatoire en anglais du B.A.A.
Par ailleurs, l'École a reçu, de la part du Secrétariat à la politique linguistique (relevant du ministère de la Culture et des Communications du Québec), la somme de 25 000 $. Elle versera des bourses de 400 $ aux étudiants (citoyens canadiens ou résidents permanents) qui auront réussi le cours de français, somme qui couvrira les droits et les frais de scolarité de ces cours.