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Contenu MenuLes prochaines feuilles de papier que vous insérerez dans une imprimante ou dans un photocopieur de l'École seront faites entièrement de fibres postconsommation. En effet, depuis le 1er juin 2010, l'École n'achète que du papier 100 % recyclé. Une fois les stocks actuels épuisés, vous utiliserez donc un papier qui, s'il coûte un peu plus cher à l'achat, représente d'importantes économies pour l'environnement.
Cette initiative s'inscrit dans un train de mesures mises en oeuvre à l'École depuis quelques années. En 2006, le papier recyclé à 30 % commençait à servir pour l'impression des brochures promotionnelles, dont le nombre de pages était en outre réduit. En 2008, l'ensemble des imprimantes utilisées à l'École étaient reprogrammées afin d'imprimer recto-verso, l'application Sitex permettait de supprimer les examens sur papier, et tant HEC Montréal Mag que l'ensemble des brochures promotionnelles utilisaient un papier 100 % recyclé. En 2009, les annuaires des programmes d'études cessaient d'être imprimés et étaient publiés uniquement sur le site web. En 2009, le lancement du réseau d'affichage numérique dynamique (ADN) entraînait une réduction du nombre de bannières papier produites. Ce ne sont là que quelques exemples des gestes accomplis pour réduire notre consommation de papier
Pourquoi ne pas avoir adopté plus tôt le papier recyclé dans les imprimantes et les photocopieurs ? « Les premiers papiers recyclés dégageaient beaucoup de poussière, ce qui était problématique pour le fonctionnement ces appareils », explique Johanne Robitaille, directrice du Service de production graphique. « Aujourd'hui, les procédés de fabrication ayant évolué, le papier recyclé offre un fini lisse tout à fait satisfaisant. Sa blancheur, obtenue grâce à un traitement à l'oxygène plutôt qu'au chlore, a aussi été améliorée. »
Grâce à cette nouvelle initiative, l'École sauvegardera un millier d'arbres supplémentaires et quelque 2,7 millions de litres d'eau. Elle préviendra l'émission de 62 tonnes de gaz à effet de serre (GES) ainsi que la production de plus de 28 tonnes de déchets solides. Tout cela, en une seule année. En termes imagés, c'est l'équivalent de forêts couvrant 20 terrains de football américain, d'une douche durant presque un mois et demi et des émissions polluantes de plus de 12 voitures par an…
Malgré tous ces avantages, le papier recyclé à 100 % n'est pas une panacée. Il coûte 12 % de plus que le papier vierge, et tant sa production que son transport consomment de l'énergie. Il risque aussi d'être victime de son succès. Cascades, le seul fournisseur canadien, craint d'avoir du mal à suffire à la demande, puisque la matière première pourrait manquer. En effet, son papier Enviro 100 utilise du papier de bureau récupéré, qui est lui-même de plus en plus recyclé. Or, la fibre ne peut être traitée que sept ou huit fois au maximum…
Heureusement, l'École n'est pas à court d'idées pour réduire sa consommation de papier dans le cadre de ses initiatives de développement durable. Selon Jacques Fortin, directeur du développement durable, qui a récemment donné un cours sans papier, « HEC Montréal peut encore, par divers moyens, réduire de façon substantielle sa consommation de papier, grâce à la technologie dont elle dispose ».
À suivre cet automne, dans Échanges !