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Apprentissage en ligne : succès d'un premier projet pilote

31 mai 2010
Un projet pilote d'apprentissage en ligne (voir encadré) a eu lieu dans sept cours de certificat pendant l'année scolaire 2009-2010. Sans publicité, cette première phase du projet a touché près de 500 étudiants aux trimestres d'automne et d'hiver, et une seconde phase aura lieu l'an prochain.

Déjà, le bilan est prometteur. Comme les organisateurs du projet s'y attendaient, les étudiants ont énormément apprécié la souplesse d'horaire que permet cette formule. En outre, le taux d'abandon s'est révélé inférieur à celui des cours traditionnels. Ces deux éléments sont d'ailleurs probablement liés, puisque la clientèle type des certificats – des adultes sur le marché du travail dont beaucoup vivent à plus de 20 kilomètres de l'École – peut ainsi plus facilement concilier études, travail et, souvent, famille.

 

En ligne, à distance, quelle différence ?
L'apprentissage en ligne se distingue de l’enseignement à distance à deux égards fondamentaux, explique Jean-Pierre Béchard, directeur pédagogique des programmes de certificat.
Contrairement à enseignement, la notion d'apprentissage place clairement l'étudiant au cœur du processus comme agent de son propre développement.
Et l'apprentissage en ligne met l'accent sur la souplesse de la formule par une utilisation intensive du Web et une approche pédagogique collaborative, tandis que l’enseignement à distance est souvent associé à la vidéoconférence et à l’autoformation.

L'hybridation, le meilleur des deux mondes
L'apprentissage en ligne, façon HEC Montréal, est dit hybride, parce que la classe physique existe toujours mais est complétée par autant de séances en ligne : on allie les bienfaits de la socialisation du présentiel avec la flexibilité du virtuel. Les groupes conservent la même taille.

La spécificité du projet de l'École
Même si le projet fait appel à la technologie, la pédagogie est au cœur de ses objectifs. Un soin particulier est apporté à l'évaluation comparative du rendement pédagogique des diverses formules d'apprentissage en ligne ainsi que par rapport aux cours traditionnels. On s'intéresse à la qualité des apprentissages réalisés, aux taux d'absentéisme et d'abandon, au pourcentage optimal de séances en classe par rapport aux séances en ligne, aux types de cours susceptibles de se prêter le mieux aux différents modèles, entre autres.
Il s'agit en même temps d'un projet de recherche universitaire donnant lieu à des publications scientifiques.


Trois modèles

Pendant cette première phase du projet pilote, les enseignants — Stéphanie Baron, chargée de cours, Monique Benoît, chargée de cours, Michel Lefebvre, chargé de cours, Pierre Lainey, chargé de formation, Bianca Cloutier, chargée de cours, Dimitri Coll, chargé de cours, Gilles Cazabon, chargé de formation, Sylvie Chomé, chargée de formation (assistée de Marc Jarry, chargé de cours, et Emna Khlif, chargé de cours), Marie-Ève Quenneville, chargée de formation (assistée de Michel Laflamme, chargé de cours) — tous volontaires, ont expérimenté trois modèles d'apprentissage en ligne hybride.

1. Le modèle hybride en alternance : après deux premières séances en classe, alternance régulière d'une séance en ligne (cinq au total) et d'une séance en classe (cinq au total). Ce modèle a été testé dans trois cours.

  • Outils technologiques : VIA (plateforme d'animation de classe virtuelle en temps réel et permettant l’interaction); forum web, blogue, Google Docs et Google Groups pour l'enseignement asynchrone (hors des séances).
  • Les étudiants ont aimé : la flexibilité de l’horaire, le fait que la matière était concentrée, la possibilité de visionner à nouveau la matière et une plus grande facilité de concilier travail et études. Certains ont par contre exprimé une insatisfaction quant à la concentration jugée trop forte de la matière et aux possibilités réduites d'interagir avec l'enseignant et avec leurs pairs.

2. Le modèle hybride thématique : séances en classe (six au total) entrecoupées de deux blocs de trois séances en ligne (six au total), selon les thématiques étudiées. Ce modèle a été testé dans un cours.

  • Outils technologiques : VIA (plateforme d'animation de classe virtuelle en temps réel); PowerPoint; questionnaires en ligne.
  • Les étudiants ont aimé : la flexibilité de l'horaire et la diminution des déplacements ainsi que la possibilité de visionner le cours au besoin. Ils ont exprimé une insatisfaction quant aux possibilités réduites d'interagir avec l'enseignant et avec leurs pairs.

3. Le modèle complémentaire : séances en classe, le cours étant aussi capté en partie ou en totalité (voix de l’enseignant et diaporama) et les étudiants ayant la possibilité de le visionner sur le Web après le cours. Ce modèle a été testé dans trois cours.

  • Outils technologiques : Tegrity 2.0 (logiciel permettant de synchroniser la voix du professeur avec les diapositives PowerPoint).
  • Les étudiants ont aimé : pouvoir visionner une séance ou partie de séance manquée ou réécouter une partie de cours afin de clarifier certains éléments. Une part importante des étudiants aux certificats n’ont pas le français pour langue maternelle, il est compréhensible que cette fonction soit jugée particulièrement utile. Les étudiants estiment cependant que visionner un cours n'équivaut pas à y assister en personne.

L’expérimentation de deux travaux pratiques a aussi eu lieu en ligne, avec possibilité de visionnement à nouveau par la suite. L'un durait une heure : les étudiants ont trouvé la séance très dynamique et ont jugé utile le visionnement de l'enregistrement. L'autre durait 3 h 30 : l'opinion était mitigée, seulement la moitié environ en ayant une impression favorable.

Il est intéressant de noter que l'aspect technique n'a aucunement rebuté ni les étudiants, ni les enseignants. Mentionnons d'ailleurs la participation et le soutien hors pair de l'équipe du Service de gestion des technologies de l'information (GTI), l'équipe de Technopédagogie et le Service de l'audiovisuel à la réussite de cette vaste expérience.

Un projet pilote qui s'élargit

Le conseil pédagogique a recommandé de poursuivre le projet pilote aux programmes de certificat à l’automne 2010.

Ainsi, à la session d'automne, dix cours seront expérimentés en mode hybride (alternance et thématique) et sept cours en mode complémentaire. Les mêmes travaux pratiques qu'à la phase 1 feront partie du projet.

Le comité de pilotage, formé de Céline Bazinet, directrice des opérations, et Jean-Pierre Béchard, directeur pédagogique, tous deux à la Direction des programmes de certificat, Pascale Blanc, directrice, Catherine Carré, coordonnatrice, Gabriella Frankel, conseillère, toutes trois de Technopédagogie, et Yves Goyette, directeur du Service de l'audiovisuel, pourra ainsi accumuler des données suffisantes afin de formuler des recommandations définitives. De nouveaux enseignants se joindront à ceux qui ont réalisé l'expérience cette année, et un centre collaboratif d'apprentissage hybride sera établi afin de former les enseignants à ce mode de travail, de leur offrir du soutien et de favoriser les échanges au sein de cette communauté de pratique.

Une réflexion est déjà amorcée quant à l'opportunité d'appliquer des modèles à d'autres programmes. La Direction des D.E.S.S., programmes dont la clientèle est la plus similaire à celle des certificats, se montre déjà intéressée.

Certainement un projet à suivre en 2010-2011 !

Pour en savoir plus sur l'aspect technique de ce projet, consulter le bulletin Virtuose

 
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