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Contenu MenuL’expérience inédite de la dictée trilingue, une initiative de la Direction de la qualité de la communication de HEC Montréal dans le cadre des Journées du Savoir 2009 de la CREPUQ, s’est soldée par une note parfaite.
L’École souhaitait pour l’occasion organiser une activité représentative de ses valeurs et permettant de mieux faire connaître son B.A.A. trilingue. Ce programme, unique en Amérique du Nord, est offert depuis septembre 2005 et répond à une nécessité croissante.
La dictée, qui débutait à midi, le 4 novembre dernier, a suscité l’intérêt de l’ensemble des publics visés. Ont participé à l’épreuve une centaine d’élèves du secondaire et plus de 120 cégépiens, étudiants universitaires et membres du grand public, principalement des accompagnateurs d’élèves. Toutes les universités montréalaises étaient représentées.
Les nombreux bénévoles grâce à qui l’activité a été réalisée provenaient de toutes les catégories de travailleurs de l’École — professeurs, chargés de cours, professionnels, membres du personnel administratif et de soutien — ainsi que des étudiants. En tout, 60 personnes ont accepté de manier le stylo rouge pour assurer la correction (photo ci-dessous).

Et ce stylo rouge a servi… En effet, pour que l’épreuve ne donne pas lieu à trop de copies parfaites — et donc à trop de gagnants —, il était important qu’elle soit « très difficile », souligne Marie-Éva de Villers. La directrice de la qualité de la communication, qui a rédigé la partie française de la dictée, l’a même fait analyser par Pascale Lefrançois, professeure à l’Université de Montréal et championne du monde d’orthographe en 1990, pour s’assurer que les pièges y étaient suffisamment redoutables. La partie anglaise a été rédigée par Tanya Seredynska, coordonnatrice – anglais des affaires, et la partie espagnole, par Jesús Pedraz, coordonnateur – espagnol des affaires, qui ont aussi mis tout leur savoir à concocter des textes truffés de subtilités.
Les correcteurs ont été convoqués près de deux heures avant le début de la dictée. On leur a remis un chandail aux couleurs de la dictée et un guide de correction déjà transmis par courriel. La coordination était assurée par Jacinthe Dupuis, et Karine Pouliot, conseillère linguistique et responsable du Centre d'aide en français, avait conçu une grille de correction s’appliquant uniformément aux trois langues de la dictée.
Après la présentation des types d’erreurs et du déroulement de la correction ainsi qu’une pause repas, les correcteurs se sont installés dans la salle BDC pendant que débutait, dans l’amphithéâtre IBM, la lecture de la partie française de la dictée. À mesure qu’une des parties de la dictée était terminée, les correcteurs en corrigeaient les copies.
Le Service de gestion des TI avait installé deux ordinateurs dans la salle BDC. La note finale, formée de la somme des résultats des trois parties de la dictée, était compilée en temps réel. Claudette St-Amant, secrétaire de direction à la Direction de la qualité de la communication, et Lucie Pouliot, secrétaire à la direction du Service de gestion des TI, se sont partagé le travail de saisie électronique des résultats.
Les filles étaient surreprésentées à l’épreuve. On note également, dans la liste des inscriptions, une prédominance des noms de famille à consonance allophone, principalement hispanophone et arabophone. La liste comprend un peu moins de 20 % de noms de famille à consonance francophone, les noms anglophones étant presque entièrement absents.
Quant à l’importante participation provenant du niveau de l’enseignement secondaire, elle était essentiellement le fait d’établissements privés, internationaux ou offrant un enseignement dans les trois langues.
Certains correcteurs ont tellement apprécié leur expérience qu’ils ont écrit aux organisateurs pour les remercier de les avoir sollicités. Madame de Villers se dit peu étonnée de l’intérêt suscité par cette activité au sein de la communauté. « On note à l’École un réel souci d’écrire correctement. Cela est frappant, et fait partie de la culture de HEC Montréal. »
On songe maintenant à la prochaine édition de la dictée trilingue, qui aurait lieu au début de 2011 afin d’accroître la participation des clientèles étudiantes visées par l’École. La date de cette année, imposée par le calendrier des Journées du Savoir, n’était pas idéale pour les établissements d’enseignement, qui sont alors en période de portes ouvertes. À HEC Montréal, la dictée coïncidait en outre avec l’exercice de vérification lié à l’agrément EQUIS et avec les tests de classement linguistique.
Ce délai aiderait à accroître la participation des écoles publiques, qui planifient plus d’un an à l’avance ce genre d’activités. Les organisateurs étudient la possibilité de tenir la dictée à distance, grâce à la technologie. On prévoit également restreindre la participation à un certain nombre d’étudiants par maison d’enseignement, ce qui permettrait d’ouvrir l’activité à un maximum d’établissements, tandis que ces derniers se chargeraient d’effectuer une présélection. La dictée trilingue jouerait ainsi encore davantage son rôle : faire rayonner HEC Montréal auprès des jeunes susceptibles de venir y étudier.
Merci aux nombreuses personnes qui ont consacré gracieusement temps et efforts pour faire de cette première expérience une activité à rééditer !