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Ph. D. : maintenant 350 diplômés

6 juin 2016

En mai, Jean Bertrand Gauthier est devenu le 350e doctorant de HEC Montréal à soutenir sa thèse devant un jury avec succès. Ce nombre considérable de diplômés démontre l’importance du programme de Ph. D. de l’École dans la formation de chercheurs de haut niveau dans toutes les disciplines de la gestion, et ce, depuis 40 ans.

Unique en Amérique du Nord par son caractère bilingue et par son envergure, ce programme de Ph. D. en administration est offert conjointement par HEC Montréal et les universités Concordia, McGill et du Québec à Montréal (UQAM). Il donne accès aux étudiants à un bassin de quelque 400 professeurs, dont 260 à HEC Montréal.

Avec 138 étudiants actifs à l’heure actuelle, sur un total de 441 pour le programme conjoint, HEC Montréal accueille 31 % des étudiants au doctorat en administration à Montréal. Parmi ceux-ci, 62 % sont des étudiants étrangers ou des résidents permanents. Le programme conjoint quant à lui compte 747 diplômés, dont 350 à HEC Montréal dans l’une ou l’autre des 10 spécialisations.

Du point de vue de leur carrière, près de 75 % des diplômés du Ph. D. de HEC Montréal occupent un poste de professeur-chercheur, 58 % exerçant au Québec, 18 % au Canada et 24 % à l’étranger. Les autres sont, en majorité, consultants, analystes ou gestionnaires de haut niveau.

« Le programme vise à former des professeurs-chercheurs capables de contribuer à l’avancement des connaissances scientifiques dans le domaine de la gestion, souligne le directeur du programme, Jacques Robert. Nos diplômés contribuent à faire rayonner HEC Montréal et le Québec à travers le monde par leurs contributions scientifiques et par l’enseignement de leur discipline respective. Nous sommes fiers de leurs réalisations et espérons continuer à former l’élite scientifique de demain dans tous les domaines de la gestion. »

 

La recherche opérationnelle

Dans le domaine de la recherche opérationnelle, la thèse de Jean Bertrand Gauthier, rédigée sous la direction du professeur Jacques Desrosiers, s’intitule Primal algorithms for degenerate linear and network flow problems.

La recherche opérationnelle s’inscrit dans le domaine des mathématiques appliquées et se sépare principalement en deux axes : la modélisation et la résolution. La thèse de Jean-Bertrand Gauthier se concentre sur le second axe. Autrement dit, étant donné un modèle dit linéaire, la résolution permet de déterminer une solution optimale à ce modèle. Le simplexe primal est l’un des algorithmes les plus connus, à la fois par sa simplicité et sa grande efficacité pratique, qui doit malheureusement être nuancée devant le phénomène de dégénérescence. Ce dernier handicape le processus de résolution en effectuant des opérations de calcul qui n’aboutissent à aucune amélioration. 

Jean Bertrand Gauthier s’est d’abord penché sur les problèmes de réseau, afin de mieux comprendre la dégénérescence et de trouver de nouveaux outils de résolution. Il passe aussi en revue de nombreux algorithmes plus ou moins connus – tels que le dynamic constraint aggregation, le minimum mean cycle-canceling ou l’improved primal simplex – et propose une nouvelle mécanique qui les rassemble tous, grâce à la sélection d’un seul paramètre. En conclusion, il identifie toute une famille d’algorithmes garantissant à coup sûr des améliorations lorsqu’elles existent. L’une des retombées importantes de sa thèse sera l’accélération de la méthode de génération de colonnes, largement utilisée pour la résolution de modèles très complexes en transport, notamment dans le domaine aérien.

En plus de son directeur de thèse Jacques Desrosiers, le jury devant lequel Jean Bertrand Gauthier a soutenu sa thèse était composé des professeurs Gilbert Laporte (président rapporteur), Claudio Contardo de l’ESG UQAM (membre du jury) et Stefan Irnich de la Johannes Gutenberg University Mainz (examinateur externe). Le directeur du programme de doctorat, Jacques Robert, était également présent lors de la soutenance et agissait à titre de représentant du directeur de l’École.

L’ensemble des membres du jury a tenu à souligner le travail remarquable accompli par le candidat et a recommandé, à l’unanimité, que la thèse soit considérée pour le Prix de la meilleure thèse de l’École.

Jacques Desrosiers, Jean Bertrand Gauthier, Gilbert Laporte, Claudio Contardo et Jacques Robert.

Photo : Jean-Marie Duclos


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