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Finances publiques et financement de la santé : l’équilibre existe

26 juillet 2016

L’Institut du Québec (IdQ) a dévoilé son étude Équilibre budgétaire : fragile ou robuste? Les défis du financement de la santé au Québec.

Selon cette étude, grâce au redressement des finances publiques réalisé par le gouvernement au cours des dernières années, il est maintenant possible de ramener la croissance des dépenses de santé à 4,2 % par année et de conserver au même niveau l’ensemble des services sociaux, sans remettre en question l’équilibre budgétaire.

Reprenant les données du dernier budget du Québec, les chercheurs de l’IdQ ont réalisé leurs propres projections afin de déterminer si l’équilibre budgétaire est fragile ou robuste au Québec, à moyen et long terme. Pour ce faire, l’IdQ a mesuré l’impact budgétaire de divers scénarios, dont une croissance des dépenses de santé mieux adaptée aux besoins à long terme, une croissance économique plus faible que prévu et le retour à une croissance annuelle du Transfert canadien en matière de santé de 6 %. Dans tous les scénarios analysés, l’IdQ présume que les dépenses en éducation (3,3 %) et dans les autres services sociaux (2,8 %) suivent l’inflation et la croissance des clientèles. Autrement dit, il n’y a ni compression ni réinvestissement.

« À moyen et long terme, la croissance des dépenses de santé devrait se situer autour de 4,2 % par année au Québec pour répondre adéquatement aux besoins d’une population vieillissante, déclare Mia Homsy, coauteure de l’étude et directrice de l’IdQ. Ce taux de croissance est plus élevé que ceux observés depuis 2013 et ceux prévus jusqu’en 2017, qui oscillent entre 2 % et 3 % et que l’IdQ considère comme insuffisants à long terme. »

« Avec une croissance du financement de la santé à 4,2 % par année plutôt que de 2,9 % en moyenne, l’équilibre budgétaire est moins solide, mais il demeure soutenable à long terme », soutient Raymond Bachand, président de l’IdQ. Par contre, une croissance des dépenses de santé de 5,2 % par an, comme cela a été le cas par le passé, pourrait entraîner un retour à d’importants déficits. »

Il faut cependant faire preuve de prudence. Une croissance des dépenses de santé de 4,2 % génère un équilibre budgétaire qui ne peut être qualifié de robuste, parce qu’il demeure très sensible à la conjoncture économique.

« Si le gouvernement du Canada ne rétablit pas le taux des versements du Transfert canadien en matière de santé à 6 %, comme c’était le cas entre 2006 et 2016, le Québec sera privé de plus de 13 G$ sur 10 ans, ce qui mettrait l’équilibre budgétaire en péril en cas de ralentissement économique », poursuit M. Bachand. Une croissance des versements fédéraux en santé à 6 % permettrait de répondre adéquatement aux besoins du Québec en matière de santé, tout en solidifiant l’équilibre budgétaire à moyen terme.


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