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Danielle Morin et Sarah Megas remportent le prix Roland-Parenteau

22 août 2013

Lors du 65e congrès de l’Institut d’administration publique du Canada qui a eu lieu du 18 au 21 août 2013, à Montréal, la professeure titulaire Danielle Morin (sciences comptables) et la diplômée Sarah Megas (B.A.A. trilingue 2009) ont reçu le prix Roland-Parenteau pour leur article intitulé « Caisse de dépôt et placement du Québec : Je me souviens… ». Créé en 1992, le prix Roland-Parenteau souligne le meilleur article en français paru dans la revue bilingue Administration publique du Canada/Canadian Public Administration au cours de la dernière année.

Les auteures se sont penchées sur la débâcle survenue à la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2008, alors que celle-ci accusait une perte nette de 40 milliards $ et affichait un rendement négatif de 25 %, soit 6,5 points inférieurs au rendement de référence de 18,5 %. Elles font la démonstration que la contribution au développement économique du Québec était non seulement la raison d’être de la Caisse, mais aussi sa raison d’exister, et que cette noble mission a été celle défendue par les gouvernements subséquents, jusqu’au début des années 2000. Elles avancent que la chute de la Caisse a été précipitée par des actions révolutionnaristes, au sens donné par Kahn (2006), prises par les dirigeants de la Caisse et le gouvernement Charest dans les années précédant sa chute. Elles démontrent qu’en 2008 la Caisse était devenue d’abord et avant tout un fonds de placement destiné à faire fructifier les avoirs des déposants. Cette mise à K.-O. de la Caisse illustre éloquemment, selon elles, un revers de la logique de marché « lorsque transcrite sans vergogne à l’administration de fonds publics ».

Détentrice du professorship d’audit Roland-Chagnon, la professeure Morin (Ph. D., MBA, CPA, CA), est à l'emploi de HEC Montréal depuis 1995. Elle se spécialise dans l'audit (secteurs privé et public), et ses recherches portent spécifiquement sur les auditeurs législatifs œuvrant au sein d’institutions supérieures de contrôle telles que les bureaux du vérificateur général du Canada et du Québec, la Cour des comptes de France, etc. Il s'agit d'un deuxième prix Roland-Parenteau pour la professeure Morin, l'ayant déjà reçu en 2001 pour un article rédigé à partir de sa thèse de doctorat et dont le titre était : « La vie après une mission de vérification de l’optimisation des ressources : le point de vue des gestionnaires ».

Sarah Megas poursuit actuellement ses études en Master Carrières judiciaires et juridiques à Sciences Po, Paris. Elle a également étudié en droit à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Elle a été assistante de recherche en comptabilité à HEC Montréal pendant plus de trois ans.


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