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Guy Paré est élu membre de la Société royale du Canada

4 octobre 2012

Le professeur Guy Paré sera officiellement reçu au sein de l’Académie des sciences sociales de la Société royale du Canada lors de la cérémonie de réception des nouveaux membres et de la remise des distinctions, le 17 novembre prochain, à Ottawa. Cette nouvelle admission porte à 15 le nombre de professeurs de HEC Montréal membres de la Société royale du Canada.

Spécialiste de l’application des technologies de l’information (TI) au secteur de la santé, Guy Paré se consacre à ce champ d’études d’une importance cruciale depuis une quinzaine d’années. La qualité remarquable de sa production scientifique a fait de lui l’un des plus éminents chercheurs au pays dans ce domaine et l’un des plus influents à l’échelle internationale. Elle lui a notamment valu l’octroi de la Chaire de recherche du Canada en technologie de l’information dans le secteur de la santé en 2004, et son renouvellement en 2009.

Dans tous ses travaux, Guy Paré cherche à mieux comprendre le rôle de levier que jouent les TI dans la mise en place – essentielle – de nouveaux modes d’organisation des soins de santé. Ses recherches ont permis de mesurer, par exemple, les effets cliniques, structurels et financiers associés à la mise en place de TI comme le dossier patient électronique, la télésurveillance à domicile et la radiologie numérique. Il a d’ailleurs été le premier chercheur à définir les facteurs de succès liés à l’implantation des télésoins à domicile et, conséquemment, à pouvoir émettre des recommandations adaptées.

Ses recherches sur l’autogestion des maladies chroniques par les patients (patient self-management) ont d’ailleurs retenu l’attention de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’an dernier, l’OMS a en effet invité le chercheur à faire partie d’un groupe restreint d’experts pour échanger sur cette problématique, à Genève. D’autres organisations comme Inforoute Santé du Canada, le ministère de la Santé français, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux ont aussi fait appel à son expertise.

Soucieux des répercussions sociales liées à sa recherche – qualité et accessibilité des soins, amélioration des conditions de pratique du personnel, responsabilisation des patients vis-à-vis de leur santé – Guy Paré a toujours accordé une grande importance à l’application de solutions nouvelles et efficaces à des problèmes concrets ainsi qu’au transfert des connaissances. À cet égard, avec un groupe de collaborateurs, il a conçu et mis en œuvre une méthodologie rigoureuse d’évaluation du niveau de risque applicable à l’ensemble des projets d’implantation de systèmes d’information cliniques. Fruit de nombreuses années de travail, cette méthodologie, récemment commercialisée, permet de suggérer des mécanismes d’atténuation du risque et de hiérarchiser les mesures palliatives proposées.

Titulaire d’une M. Sc. avec spécialisation en technologies de l’information de HEC Montréal et d’un Ph. D. en administration de la Florida International University, Guy Paré compte déjà à son actif plus d’une soixantaine d’articles publiés dans des revues avec comité de lecture, dont MIS Quarterly, le Journal of the American Medical Informatics Association, Social Science & Medicine, le Journal of Medical Internet Research et le Journal of Strategic Information Systems. Il est actuellement membre du comité éditorial de quatre revues du domaine de l’informatique médicale. Le professeur Paré enseigne dans plusieurs programmes de l’École ainsi que dans le cadre du MBA en gestion internationale d’hôpitaux et de soins de santé de la Frankfurt School of Finance and Management et du prestigieux programme FORCES de la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé. 

 

La Société royale du Canada

La Société royale du Canada est composée de près de 2 000 membres, élus par leurs pairs en reconnaissance de leurs réalisations exceptionnelles. Elle regroupe les plus éminents chercheurs des 95 établissements universitaires canadiens.

La Société comporte trois académies : l’Académie des arts, des lettres et des sciences humaines, l’Académie des sciences et l’Académie des sciences sociales. Cette dernière comprend une division anglophone (maximum de 10 nouveaux membres par an) et une division francophone (maximum cinq nouveaux membres par an) pour l’ensemble des disciplines en sciences sociales : administration et gestion, anthropologie, criminologie, démographie, droit, économique, éducation, géographie, histoire, journalisme, psychologie, relations industrielles, science politique, sociologie et travail social.


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