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Soutenance de thèse de Doctorat

M. Antoine Noël

jeudi 19 octobre 2017, 9 h 30

"Derivatives, Information Transmission and Informed Trading"

D’après la littérature théorique (Subrahmanyam, 1991; Yuan, 2005), l’introduction de produits dérivés sur indices (PDI) modifie durablement le comportement des investisseurs sophistiqués. Les premiers fonds cotés (ETF) sur secteurs ont été introduits en Décembre 1998 par State Street. En utilisant cette période comme laboratoire, nous mettons en évidence que les investisseurs spécialisés dans le risque sectoriel migrent vers le marché des ETF. En revanche, rien ne montre que les spécialistes du risque idiosyncratique transigent d’avantage les composants des ETF. Cette étude constitue notre premier essai de thèse.

Dans notre deuxième essai, nous développons un modèle Bayésien appliqué aux marchés financiers. Dans notre cadre, des teneurs de marchés transigent une action et une option avec des investisseurs discrétionnaires ou informés. Nous innovons en introduisant un système de marge plus complet que dans John et coll. (2003). Après avoir calibré le système de marge pour les actions (options) sur la régulation T (le marché CBOE), nous constatons que la proportion d’investisseurs informés qui négocient l’option atteint 14% (23%) quand l’information privée sur l’entreprise est bonne (mauvaise). Cette étude confirme le rôle important du marché des options pour l’incorporation de l’information privée.

Dans notre troisième essai, nous étudions la précision du taux de dividende utilisé pour valoriser les « stock-options ». Ce taux peut être manipulé par des manageurs soucieux de transmettre de l’information aux actionnaires ou cherchant à minimiser la valeur de leur rémunération à base d’options. Nous proposons une nouvelle méthodologie pour identifier manipulation à la baisse, à la hausse et absence de manipulation. Parmi les entreprises qui manipulent, l’hypothèse de transmission d’information trouve un écho favorable mais pas l’hypothèse de camouflage de la rémunération. Enfin, la probabilité de manipuler augmente quand les commissions d’audit baissent, suggérant que seules les procédures d’audit coûteuses impliquent la vérification des notes de bas de page.

Jury :

M. Mathieu Fournier, président-rapporteur, Département de Finance HEC Montréal

M. Pascal François, codirecteur de recherche, Département de Finance HEC Montréal

M. Nicolas Papageorgiou, codirecteur de recherche, Département de Finance HEC Montréal

M. Patrick Augustin, membre du jury, Département de Finance Université McGill

M. Albuquerque, examinateur externe, Département de Finance Boston College

M. Nicolas Sahuguet agira à titre de représentant du directeur de HEC Montréal

Lieu : 

HEC Montréal
Côte-Sainte-Catherine
salle Manuvie, 1er étage, section bleue



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