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L'innovation passe (désormais!) par l'analytique

11 janvier 2018

Si l’univers des mégadonnées (big data) intrigue et inquiète à la fois, il est temps de passer à un autre état d’esprit, sous peine d’avoir à éventuellement rattraper la concurrence!

Car l’heure n’est plus à l’inaction, s’il faut en croire Sam Ransbotham et David Kiron, tous deux coauteurs de l’article « Analytics as a Source of Business Innovation », publié dans la prestigieuse MIT Sloan Management Review. De fait, si l’utilisation des mégadonnées tardait à rendre ses fruits (en termes de profitabilité, il va de soi!) au cours des dernières années, les choses sont en voie de changer, et rapidement!

Tout est question de timing!


Comme en fait foi le graphique ci-contre, les auteurs de l’article cité plus haut ont constaté une montée fulgurante de la perception de l’analytique comme source d’avantage concurrentiel entre 2010 et 2012, une tendance haussière qu’ils expliquent par l’engouement des early adopters pour l’analytique et les mégadonnées.

Mais ces entreprises précurseurs ne sont plus seules, et l’avantage concurrentiel initialement obtenu s’est amenuisé au cours des années suivantes, ce dont témoigne le renversement de la courbe à partir de 2012.

Toutefois, Sam Ransbotham et David Kiron, dans l’édition 2016 de cette enquête annuelle menée auprès de plus de 2 600 gestionnaires d’entreprises réparties sur le globe, constatent un rebond de six points quant à la contribution de l’analytique à la construction d’un avantage concurrentiel.

Il faut y voir le signe, selon les chercheurs, d’une meilleure intégration de l’analytique d’affaires dans les processus généraux des entreprises et des organisations.

En somme, c’est maintenant qu’il faut agir en matière d’analytique et de mégadonnées, si ce n’est déjà fait!

What’s in it for me?

L’information étant une ressource intangible, il est parfois difficile d’entrevoir de quelle manière l’analytique et les mégadonnées peuvent devenir de véritables dynamos en termes d’innovation. À cet égard, préviennent Sam Ransbotham et David Kiron, tous les niveaux d’activité de l’entreprise seront touchés par la présente révolution. Certes, la connaissance fine du consommateur, de ses habitudes et de l’utilisation qu’il fait du produit ou du service proposé par l’entreprise peut amener cette dernière à raffiner son offre et à davantage cibler les clients stratégiques de l’organisation, actuels ou futurs.

Mais, comme le démontre l’exemple du manufacturier de pneus Bridgestone, cité dans l’article des chercheurs Ransbotham et Kiron, l’adoption de l’analytique et des mégadonnées peut également forcer les entreprises à remettre en question un modèle d’affaires qui prend de l’âge! À l’aide de la télématique, le fabricant japonais travaille à l’heure actuelle, en partenariat avec plusieurs constructeurs automobiles, à récolter et à analyser les données de navigation des automobilistes, de manière à prévenir ces derniers du besoin d’un arrêt dans un point de service de l’entreprise. Bref, l’entreprise, incidemment le plus important fabricant de pneumatiques au monde, est à revoir peu à peu son modèle d’affaires, passant d’une posture passive (« J’attends que le client vienne en magasin ») à une posture active (« Je provoque la rencontre avec le client ») à l’égard de sa clientèle.

À n’en point douter, l’information constituera le socle sur lequel sera bâti l’avantage concurrentiel des entreprises et des organisations du nouveau millénaire!


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