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L’examen du CFA : le jeu en vaut-il la chandelle?

27 mars 2018

Un minimum de 300 heures d’études (minimum qui peut doubler, voire tripler rapidement!), dix sous-domaines d’études à maîtriser, des frais d’inscription qui se chiffrent dans le millier de dollars, et des taux de réussite qui ne dépassent pas la barre des 60 %... Pourquoi les centaines de milliers de candidats à l’échelle du globe se donnent-ils autant de peine à réussir les trois niveaux de l’examen du CFA?

Ils sont en effet très nombreux, tout près de 220 000 candidats, à avoir tenté la première des trois épreuves de l’examen du CFA en 2017 : seuls 17 173 auront survécu au processus, au terme du troisième examen. Voilà des données qui montrent de manière éclatante le défi intellectuel que représente la réussite de ces examens, tout comme la somme de travail préparatoire essentielle avant de crier victoire. Mais portons davantage notre attention sur tous ceux et celles qui se sont présentés à la ligne de départ. Pourquoi autant de personnes tentent-elles l’aventure du CFA? Qu’ont-elles à y gagner? Pourquoi ces aspirants CFA consacrent-ils tant d’heures et d’énergie à réussir ces examens?

Voilà quelques-unes des questions auxquelles Keila Viñas et Scott D. Stewart ont voulu répondre, dans une étude menée sur les facteurs clés de succès aux examens du CFA, de même que sur les effets de la certification CFA sur la rémunération et sur l’appréciation au travail. À ce titre, 129 détenteurs du convoité titre ont été interrogés par les universitaires, et les résultats révèlent quelques faits intéressants.

En premier lieu, l’étude menée par les deux universitaires nous apprend que c’est davantage le nombre d’heures investies dans la préparation aux épreuves, et non le parcours académique ou le type d’emploi en cabinet comptable, qui garantit le succès des examens de niveaux I et II. Aspirants candidats au CFA, à vos crayons et à vos calculettes, donc! Mais surtout, l’enquête des professeurs Viñas et Stewart a révélé qu’il n’y a pas de corrélation directe et évidente entre la passation des examens et l’obtention du titre de CFA, et la rémunération.

En somme, devenir CFA ne fera pas de vous un comptable plus riche pour autant! Toutefois, le titre pourrait faire de vous un comptable plus compétent, plus épanoui et plus heureux au bureau! En effet, les commentaires des participants recueillis par Keila Viñas et Scott D. Stewart lors de l’enquête montrent que ce sont davantage des facteurs de motivation intrinsèque qui justifient les longues heures d’études pour les candidats au titre de CFA. Lors des conversations menées avec les participants, des thèmes tels que la nécessité d’améliorer la valeur de sa candidature au sein d’un marché du travail de plus en plus concurrentiel, la volonté d’accroître ses connaissances et son capital de crédibilité aux yeux de son employeur ou de ses clients, ont été identifiés par les comptables interviewés comme autant d’éléments justifiant l’investissement dans la préparation des examens du CFA, ce qui n’exclut pas, in fine, une amélioration de la rémunération par la suite!

Les cours préparatoires à ces examens, comme ceux offerts par l’École des dirigeants HEC Montréal, s’avèrent un intéressant complément s’offrant à tout aspirant à la profession comptable.

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