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Parlez-vous finances?

3 novembre 2017

De saines finances commencent d’abord et avant tout par la compréhension et la maîtrise du sujet. C’est l’évidence même! Mais, soyons francs… Combien de personnes sont en pleine possession des concepts financiers de base, lorsqu’il est question de gérer ses états financiers personnels ou ceux de son entreprise ou de son organisation?


Quand on se compare, on se console…

Si vous avez l’impression de ne pas être à la hauteur en la matière, inutile de battre votre coulpe! Comme la très grande majorité des gens, vous possédez sans doute une connaissance « fonctionnelle » des principaux concepts financiers et comptables, connaissance qui vous permet de vous en sortir sans trop de mal au quotidien. Mais est-ce suffisant? L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui regroupe 35 pays dont le Canada, a pour sa part défini les assises de ce que devrait être bonne culture financière, entendue comme « une combinaison de conscience, de connaissances, de compétences, d’attitudes et de comportements nécessaires afin de prendre de bonnes décisions financières et d’atteindre in fine le bien-être financier. » Ces compétences de base sont regroupées en quatre thèmes, à savoir la monnaie et les transactions, la planification et la gestion de ses finances, les risques et les retours, de même que le paysage financier1.


Reste à savoir comment les Canadiennes et les Canadiens se débrouillent à l’égard des notions qui sont accolées aux quatre piliers de la littératie financière. Une fois de plus, l’OCDE aide à chose, puisque l’organisation, basée à Paris, a organisé l’an dernier un coup de sonde auprès de 52 000 adultes éparpillés dans trente pays, dont dix-sept membres de l’organisation. Le tout visait à mesurer, de manière comparative, la performance de chaque pays quant aux savoirs, aux comportements et aux attitudes à l’égard des questions financières. Comme on peut le constater à la lecture du graphique ci-contre, le Canada performe très bien, se glissant au quatrième rang des pays ayant participé à l’enquête. Par ailleurs, l’enquête révèle également que seulement 56 % des adultes sondés ont atteint le seuil de passage (cinq bonnes réponses) pour les sept questions liées aux connaissances financières. Les statistiques ne sont guère mieux en ce qui concerne les questions portant sur les comportements financiers, puisque seulement un adulte sur deux (51%) a atteint le seuil de réussite fixé à six bonnes réponses sur neuf questions posées sur ce sujet précis.

Quant aux questions sur les attitudes financières, la moitié des personnes interrogées ont démontré, dans la teneur de leurs réponses, un penchant pour une vision à long terme, encore ici considéré comme un seuil de réussite pour l’OCDE.

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1OCDE (2016). G20/OECD INFE Core competencies framework on financial literacy for adults.

À vos cahiers, crayons et calculettes!

Même si nous sommes collectivement dans le peloton de tête en matière de littératie financière, chaque Canadienne et chaque Canadien doit s’interroger sur le degré de maîtrise qu’il possède des questions financières. Car il en va évidemment de la prospérité financière de chaque citoyen, mais aussi, in fine, de la prospérité collective! À ce compte, saurez-vous répondre correctement à quelques-unes des questions de connaissances financières de l’enquête menée par l’OCDE? Tentez le coup et comparez vos réponses à celles fournies dans le solutionnaire, que vous trouverez plus bas. Bonne chance!

  1. Imaginez que les cinq enfants d’une même famille reçoivent une somme globale de 1 000 $. Combien chaque enfant recevra-t-il?
  2. Vous prêtez 25 $ à un ami un soir, et celui-ci vous rend 25 $ dès le lendemain. Combien d’intérêt votre ami a-t-il payé sur ce prêt?
  3. Supposons que vous déposiez 100 $ dans un compte d’épargne (libre de frais et d’impôts) avec un taux d’intérêt garanti de 2 % par an. Vous ne faites pas de nouveaux dépôts dans ce compte et vous n’en retirez pas d'argent. Quelle somme se trouvera dans le compte à la fin de la première année, une fois les intérêts versés?
  4. Un investissement offrant un rendement élevé est probablement plus risqué. Vrai ou faux?
  5. Il est habituellement possible de réduire le risque d’un investissement à la bourse en achetant une grande variété d’actions et d’obligations. Vrai ou faux?
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