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Une nouvelle recherche sur la situation de la gouvernance au Québec

6 octobre 2015

Siéger au conseil d’administration d’une entreprise nous plonge au cœur du pouvoir où se prennent de grandes décisions touchant l’ensemble de la société. Mais il s’agit d’une activité qui peut devenir très intéressante financièrement pour les personnes qui deviennent membres d’un c.a. d’une moyenne ou grande entreprise.

Selon une étude réalisée récemment par l’Institut sur la gouvernance (IGOPP) et la firme Spencer Stuart, la rémunération annuelle médiane d’un membre du c.a. d’une des 50 plus importantes sociétés privées au Québec atteignait 102 148 $ pour une participation à une dizaine de réunions et aux travaux de trois ou quatre rencontres d’un comité.

Selon l’étude dévoilée mercredi dernier, les conseils d’administration comptent de plus en plus de femmes. Ainsi 40 % des nouveaux membres sont des administratrices. On note également l’arrivée d’une forte proportion de personnes (près de la moitié des nouveaux venus) qui n’ont jamais siégé au conseil d’une société cotée en bourse. Ces constatations montrent la remise en question de la thèse que les conseils ne sont que des réunions du Old Boy's Network.

Le document qui est disponible sur le site de l’IGOPP comprend deux parties : la composition et la rémunération des membres.

La composition des conseils

À ce chapitre, l’élément essentiel est le très faible taux de roulement des administrateurs de 8,4 % représentant 43 nouveaux administrateurs sur 511 au total. Pas moins de 25 des 50 grandes entreprises n’ont connu aucun changement en 2013. Ce faible taux de roulement peut s’expliquer en partie par l’absence de politique de départ à la retraite. Voilà pourquoi au rythme actuel, la présence des femmes au sein des conseils d’administration au Québec atteindra 40 % dans environ 22 ans.

La rémunération des conseils

L’étude révèle que la rémunération médiane des administrateurs a presque doublé entre 2007 et 2013 de 54 714 $ à 102 148 $. Cette augmentation reflète un changement de mentalité concernant le rôle des conseils d’administration. Ces derniers deviennent incontournables comme organes de supervision et de planification pour implanter les bonnes pratiques sur le long terme au sein de l’entreprise. En contrepartie, l’exigence des entreprises envers les administrateurs a également augmenté. L’engagement, la rigueur et les compétences sont relevés pour les administrateurs.

Toutefois, il est important de noter que la rémunération varie grandement selon la taille de l’entreprise et le secteur d’activité.

Enfin, la recherche montre que les conseils mettent beaucoup d’accent sur la formation des membres, formation qui permet aux personnes de jouer plus rapidement un rôle clé dans le fonctionnement de ces structures fascinantes de pouvoir.

Par Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance (IGOPP)
 

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