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Fonds Léon-Mercier-Gouin. - [1918-1983, surtout 1930-1965]. - 37,5 cm de documents textuels

Notice biographique :
Léon-Mercier Gouin est né le 24 décembre 1891 à Montréal. Il est le fils de Sir Lomer Gouin, Premier ministre du Québec de 1905 à 1920 et lieutenant-gouverneur de 1929 à son décès. Sa mère, Éliza Mercier est la fille unique d'Honoré Mercier. Il est le frère aîné de Paul Gouin (1898-1976), avocat, fondateur et chef de l'Action libérale nationale et député à l'Assemblée législative en 1935. Léon-Mercier Gouin épouse Yvette Ollivier le 20 novembre 1917. Ancienne sociétaire de la Comédie-Française, elle s'adonne à la peinture, à l'écriture autant qu'aux bonnes oeuvres. Quatre enfants sont nés de cette union : Lisette, Lomer, Thérèse et Olivier. Il décède le 16 octobre 1983 à Montréal.

Il étudie au collège Ste-Marie, puis au Loyola (collège classique anglophone) de 1909 à 1911 où il obtient son baccalauréat ès arts. La même année, il s'embarque pour Oxford où il étudie l'économie politique et les langues étrangères. L'automne suivant, il revient dans sa région natale pour s'inscrire à la Faculté de droit de l'Université de Montréal (alors dénommée Université Laval de Montréal). En 1915, il y obtient sa licence en droit. Il est également diplômé de l'Université McGill et de Queen's University de Kingston.

En septembre 1919, l'École des hautes études commerciales de Montréal le nomme professeur agrégé de droit civil, commercial et industriel. À cette même période, il fonde l'École des sciences sociales, économiques et politiques (E.S.S.P.) à Montréal en collaboration avec Édouard Montpetit, Victor Doré, Jean Désy et Georges Pelletier. De plus, il est associé à la firme d'avocats Barristers & Solicitors, située à la Place d'Armes, qui subit de nombreux changements d'associés à travers les années. En 1920, après soutenance, à l'Université de Montréal, d'une thèse sur les syndicats ouvriers, on lui confère le titre de docteur en droit. Dès 1921, il abandonne l'enseignement du cours de Droit civil à HEC Montréal, mais maintient ceux de Droit commercial et de Législation industrielle. Nommé professeur titulaire du cours de Droit commercial de l'École en février 1927, il doit dès l'année suivante, pour des raisons de santé renoncer à cette charge. Il conserve cependant son enseignement de Législation industrielle, dont il est titulaire depuis 1928. Entre-temps, il enseigne à l'Université d'Ottawa. De 1940 à 1976, il est sénateur du Parti libéral de la division électorale de Salaberry à Ottawa. En 1941, il donne le cours Les lois ouvrières (droit industriel). En 1944, il remplace Georges Pelletier pour les leçons de Psychologie et évolution des sociétés anglo-saxonnes pour quelques années. En 1944-1945, pendant la Seconde Guerre mondiale, il est en mission auprès des services éducatifs des forces armées canadiennes. Au printemps 1949, il est nommé vice-doyen de la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques de l'Université de Montréal dont il est l'un des fondateurs et membre du Conseil. Il se démet des deux postes l'année suivante. En 1950, il enseigne la législation sur la sécurité sociale, sur la propriété industrielle ainsi que sur le droit d'auteur. En 1951, il professe le cours d'Initiation juridique. Il donne sa démission définitive en 1964 à HEC Montréal, où il enseignait le droit commercial depuis 1919.

De 1921 à 1938, il publie à plusieurs reprises ses résumés et notes de cours concernant le droit commercial et la législation industrielle. En 1938, il collabore à la préparation du résumé de la législation canadienne du prospectus de l'Encyclopédie juridique World Copyright. En 1940, il rédige le livre intitulé Deux aspects d'Honoré Mercier. L'année suivante, il publie un article ayant pour titre l'Invention dans la revue L'Actualité économique publiée par HEC Montréal. En 1943, il participe à l'ouvrage Le catholique devant la guerre : textes des treize causeries données sous cette rubrique à Radio-Canada. Il écrit le chapitre La guerre et le nouvel ordre social. Il collabore à plusieurs revues, notamment à la Revue trimestrielle, dont il est le secrétaire de la rédaction et à l'Action française. Il rédige de nombreux articles sur le droit d'association, le droit de grève et sur le fédéralisme.

Il est Commandant de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. Il est membre du Barreau de la province de Québec, de la Canadian Bar Association, de l'Alliance française, de la Société historique, de la Canadian Institute of International Affairs, de la Société internationale pour l'enseignement commercial et de la Société royale du Canada. Il est nommé Officier de l'Instruction publique de France en 1934 et Chevalier de la Légion d'honneur. Il est vice-président de la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal, membre du conseil du Crédit foncier et du collège Stanislas. Il obtient le prix Thorlet décerné par l'Académie des sciences morales et politiques de Paris, en 1939, et est désigné professeur émérite de HEC Montréal en 1965.

Portée et contenu :
Le fonds témoigne des activités de Léon-Mercier Gouin en tant que professeur de droit et des sciences sociales, économiques et politiques à l'École des hautes études commerciales de Montréal, à l'Université de Montréal ainsi qu'à l'Université d'Ottawa à partir de 1919. De plus, le fonds nous renseigne sur ses interprétations concernant diverses lois et préoccupations légales.

Le fonds a fait l'objet d'un traitement définitif et les séries suivantes composent son organisation : A Enseignement et recherche et W Documents imprimés. Le fonds contient des notes de cours, des conférences d'études, des interprétations juridiques, de la correspondance et des textes complémentaires aux cours de droit. Il comprend également des résumés de cours et manuels ainsi que des ouvrages juridiques.

Source du titre composé propre : Titre basé sur le contenu du fonds.
État de conservation : De nombreux documents contiennent des annotations.
Restauration/Conservation : L'encre de certains textes tend à s'effacer.
Source immédiate d'acquisition : Aucun contrat de donation. En 1984, les documents sont versés, lors de la création du Service des archives, par la direction de l'École des hautes études commerciales de Montréal.
Langue des documents : Français, anglais et espagnol.
Instrument(s) de recherche : Répertoire numérique détaillé.
Note générale :
MAJ 2004-06.

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